Retour en Suisse
04.10.2008 : Magie Stral Strass et paillettes
Il y a une semaine (déjà...) j'ai eu la chance de pouvoir effectuer un aller retour express en Suisse. Je pense que vous aviez compris que l'article précédent était en grande partie une blague, je ne me suis en effet pas échappé, mais j'ai reçu 4 jours de congés payés par JTEKT, je dois avouer que c'était sympa de leur part.
Je vous résume vite fait mon itinéraire, histoire de vous faire goûter à la saveur des voyages à la japonaise. En guise de mise en bouche on peut rappeler - mais est-ce nécessaire ? - que les japonais sont un de ces grands peuples capable de visiter toute l'Europe en un temps record de une semaine.. Aaah ! Mais voilà pourquoi ils ne prennent pas deux semaines cumulées, ils ne sauraient pas quoi faire de la deuxième sinon ! ...
Donc départ à 22h en bus de nuit de Kashihara. Qui est ? Qui est ? Bravo ! En effet, c'est la ville dans laquelle je travaille, un bonus pour les bons élèves qui suivent là devant. Après 8h de trajet je suis arrivé à 6h du matin à Shinjuku avec les genoux, le dos et la tête (alouette) plus ou moins défoncés. Shinjuku ce n'est pas l'aéroport de Narita par conséquent il m'a encore fallu prendre un bus pour joindre ces deux bouts en 1h30. Ce trajet en bus étant intéressant, j'avais les yeux ouverts tout le long et j'ai pu admirer des immeubles comme jamais vus auparavant qui se dressaient de part et d'autres de la route. Désolé, je n'ai pas fait de photos, j'en ferai sûrement un jour ou l'autre, je compte bien aller à Tokyo un weekend.
Ainsi donc, je suis arrivé à l'aéroport de Narita vers les 7h30. Sachant qu'au Japon, les magasins ouvrent en général à 9h autant dire que je n'avais pas grand chose à faire. Il ne me restait alors plus qu'à attendre Frédéric jusqu'à 9h30 avec lequel j'ai poursuivit mon voyage.
Décollage à 13h du Japon pour arriver à l'aéroport de Genève le jeudi soir aux alentours de 22h. En ajoutant 7h il était par conséquent 5h du matin dans ma tête qui était restée au pays du Soleil qui se levait en effet vraiment à ce moment.
Je vous épargne les critiques des 5 films que j'ai pu voir durant le trajet : Hancock, Indiana Jones 4, Max la menace, Le royaume interdit et enfin Les indestructibles. L'intérêt de ces films est qu'ils ne demandaient pas un effort intellectuel intense pour être compris (si ce n'est qu'ils étaient en anglais) et par suite de me maintenir éveillé sur toute la distance afin d'être suffisamment épuisé pour arriver en Suisse, à bout.
Après les retrouvailles familiales réjouissantes, j'ai retrouvé tout autant avec délice - oui délice - un vrai lit avec un vrai oreiller ! En plume ! Pas de billes en je ne sais quel matériau solide ! Incroyable, j'en avais presque oublié qu'il était possible de se réveiller sans torticolis !
Entre les courses personnelles, les arrivées de membres de ma famille et les repas gastronomiques de ma Maman auxquels s'ajoutaient les gâteaux des mes Grands-mères je dois dire que le vendredi était aussi rempli que l'a été mon ventre en fin de journée.
Samedi, LE grand jour taaaaaaaaaaaaaaant attendu ! Pourquoi "taaaaaaaaaaaaaaant" ? Tout simplement parce qu'en ayant fini ses études en février il devient relativement temps de recevoir son diplôme en octobre. Oui vous l'avez compris, ce jour était celui qu'on appelle Magistrale. C'est le jour où les studieux éléments de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausane (pour ceux qui n'ont pas saisi le nom ;-) non non je ne vise personne) reçoivent le papier assurant qu'ils passent bel et bien de la vie d'étudiant insouciant à salarié dépassé.
Le matin de ce 4 octobre le rendez-vous était donné sous un chapiteau assez énorme. Nous avons pu assister à diverses démonstrations que l'art est, comme la science, en mouvement. Les discours et les chorégraphies imaginées par l'Ecole Atelier Ruda Béjart était mathématiquement entremêlées afin de donner un résultat harmonieux.
J'ai aussi pu constater que mes admiratrices japonaises me suivent vraiment partout et sont prêtes à tout pour m'impressionner. En plus de cela le public était littéralement déchainé, personne ne se tenait sagement assis en place et les gens faisaient des olas en chantant des chansons grivoises pendant toute la cérémonie ... ± 2π ... (attention blague d'ingénieur)
A la fin de la matinée le cirque a pris fin, libérant ainsi les brigades de tigres dans leurs sections respectives. C'était alors l'heureuse occasion de revoir des amis après 6 mois pour certains ou 1 an pour d'autres. Nous nous sommes dirigés - nous, la section Microtechnique - vers la salle Polyvalente, siège de nombres examens terrifiants : Physique I&II, Physique III&IV, AnalyseI&II, Analyse III&IV, etc., durant lesquels les néons au-dessus des examinés clignotaient durant trois heures toute la séance de torture. C'est dans cette même salle qu'après roulements de tambours la récompense ultime de 5.5 années d'études (4.5 ans + CMS pour moi) a été délivrée.
A l'appel de mon nom, mon coeur n'a fait qu'un bond qu'un seul et ma voix a entonné ces quelques vers méloOodieux : "Sainte joie, auguste flamme, qui pour nous descend des cieux. Ta lumière ouvre à notre âme un empire radieux.". Malgré cela je n'ai pas pu recevoir une rose... A propos, on ne me la fera pas à moi, et ce n'est pas le discours d'Aisha et Murielle qui me feront penser que les femmes n'ont pas été favorisées durant ces années d'études. Pourquoi ont-elles eu le droit à des roses rouges et les hommes rien (une voiture par exemple) ?! Ceci prouve que nous ne sommes pas sur le même pied d'égalité n'est ce pas ?
Après les photos de groupes, les flash qui crament aussi bien au propre qu'au figuré le signal de départ pour le buffet a été donné. Personnellement je ne peux pas dire que j'en ai beaucoup profité, il y avait tellement de gens à revoir. C'est allé très vite, un peu trop... Désolé d'ailleurs à tous ceux à qui je n'ai pas pu parler.
Après quelques "aux revoirs" et promesses de retrouvailles futures les groupes se sont une fois de plus divisés. Je suis retourné dans ma maison genevoise retrouver le reste de ma famille où on a fêté l'évènement du jour (moi!) ainsi que l'anniversaire de ma soeur, et hop un gâteau de plus !
Je ne sais pas bien sur quelles réserves je puisais mais ce qui est sûr c'est que je n'ai pas pu faire long feu après le repas, là encore désolé de ne pas avoir pu vous rejoindre vous la communauté de Budapest et cercle étendu...
Le dimanche est passé vite, très. Tout comme le lundi matin où j'ai du quitter ma famille qui m'avait si bien accueilli puis j'ai pris le départ vers Kashiwara, mon bien moins cher dortoir. Après un séjour court et intense en Helvétie j'ai du échanger mes belles montagnes pour de petites collines frippones nippones parsemées de jolies fleurs.
PS : lien vers les photos de ce samedi 4 octobre.
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12 Octobre 2008 à 13:30 dans
- Voyages voyages


C'est parce que j'étais pas à la Magistrale que je comprends pas tes gags d'ingénieurs? Tant mieux en même temps, ma santé mentale me rassure...
Et merci, je viens de comprendre ce que voulais dire EPFL... Haha...
Posté par Greggy — 13 Oct 2008, 23:54
Ahah, c'est peut-être que tu n'as pas développé un vrai esprit d'ingénieur !
Pour ce qui est de la santé mentale j'attends de te voir te trémousser sur la chorégraphie soigneusement élaborée avec "l'équipe jaune" n'est ce pas ;)
Posté par Clément — 14 Oct 2008, 11:16
Le manque, apparent, de travail digne d'un ingénieur,
révèle au monde entier, si besoin était, tes talents littéraires, artistiques et humoristiques.
On pourrait dire :"où va-t-il chercher tout celà?" ou bien "il a l'habitude de se creuser les méninges" mais non ! c'est naturel...
Posté par marine — 14 Oct 2008, 17:55