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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Asuka me voilà !

18.10.2008 : la campagne ça vous gagne

Après être passé par le XVIème siècle en découvrant le château d'Himeji, j'ai décidé de poursuivre ma remontée du cours du temps pour arriver au VIème siècle dans un village nommé Asuka (ass'ka).

Encore un nom qui ne vous dit probablement rien, n'est ce pas ? Une fois de plus je n'en serai pas surpris puisque moi même je n'en avais jamais entendu parlé alors que cela fait environ quatre mois maintenant que je suis dans cette région. Pourtant ce lieu n'est pas insignifiant malgré son nombre ridicule de quelques 6'500 habitants.

Asuka est célèbre, pour les japonais, puisque c'est là qu'est historiquement situé le berceau du clan Yamato. Ce clan serait devenu la première dynastie du Japon et aurait élu cet endroit pour capitale. Asuka serait donc une capitale antérieure à Nara étant elle même antérieure à Kyoto qui précède l'actuelle capitale : Tokyo. 
Pendant la période dite période Yamato plusieurs changements ont eu lieu dans la structure du pays (en partant de la région de Nara pour s'étendre par la suite) : hiérarchisation de la structure sociale selon des clans, les clans étant eux-mêmes divisés en groupes suivant la profession, arrivée de l'écriture et du bouddhisme !

Je vais arrêter ici mon cours d'Histoire car d'une part je n'ai pas les connaissances requises pour continuer sur ma lancée et d'autre part je sens que je vais perdre des lecteurs, déjà que je me demande s'ils y en a encore qui me lisent... Pour les plus motivés je vous laisse partir à la recherche d'informations plus détaillées !

En réalité, si j'ai eu l'idée d'aller me balader par là-bas c'est grâce aux conseils d'un Suisse de l'entreprise. Ce dernier m'avait conseillé d'y aller déjà avant que je vienne en Suisse pour admirer un paysage rouge et jaune mêlant riz et higanbana. Malheureusement, par des priorités placées ailleurs, je n'ai pas pu m'y rendre avant que les fleurs ne se fanent.
Par conséquent, ayant manqué cette période où les étranges fleurs d'équinoxe étaient reines, j'ai hâté mon passage à Asuka pour ne pas passer à côté de celle où l'or était encore roi.

Petite note au passage
, souvenez-vous, grosso modo vers mai a lieu la plantation de pousses de riz. Elles se développent puis arrivent à maturation aux alentours d'octobre. En fait, pour être plus exact les périodes varient beaucoup suivant les régions, sur les deux précédentes photos vous avez pu voir (si vous avez cliqué) Wajima en mai et en septembre, et déjà en mi-septembre le riz était récolté là-bas alors que les récoltes ont commencées vers mi-octobre à Asuka.

Voilà qu'à force de vouloir parler de culture de riz et d'esprit j'en ai perdu le fil de mon récit. Ah non voyons.. filfil-vertvert-campagnecampagne-Asuka ! Asuka m'y voilà !

Donc, en ce samedi d'octobre, après m'être extirpé de mon lit avec une heure de retard sur le plan prévu, j'ai fini par sortir de ma chambre vers les 10h environ, bon score pour un samedi matin. Le Soleil était de la partie, le sourire aussi.

Une demi-heure de train plus tard - ou plutôt une heure si je n'avais pas raté une correspondance - je suis arrivé à l'une des gares d'Asuka. Je m'attendais à être l'unique touriste du jour, eh bien non ! J'avais oublié une des lois universelle du Japon  : "où que l'on soit, on n'est jamais seul". Une classe de japonais était déjà en formation pour profiter du samedi de repos en faisant une excursion scolaire... Parce que c'est bien connu, la semaine n'est pas faite pour les sorties de ce genre...

J'ai ensuite loué un vélo sans changement de vitesses puisqu'il n'y avait que ce genre là puis j'ai pris la route.
Il faisait beau, chaud et l'air sentait bon la paille sèche, un petit air de vacances estivale.

Outre plusieurs champs de riz protégés par de curieux gardes, j'ai bien entendu vu des temples. J'en ai visité un mais je ne saurai dire s'il était bouddhique ou shinto... Comme les deux sont souvent mélangés mon hésitation est compréhensible.

Autre attraction de la ville à côté de laquelle je ne pouvais pas passer à côté : la preuve indubitable que les japonais sont en réalité des descendants celtes !
Bon je m'avance certainement un peu. Il reste cependant que l'Ishibutai d'Asuka est une construction mégalithique ayant anciennement servi de chambre funéraire. Ce type de monument est appelée kofun et est apparu pendant la période Yamato. C'est donc par des civilisations extérieures au Japon (Corée, Chine) que ces tombes ont été créées. Peut-être qu'en déchiffrant quelques obscurs dessins sur la pierre l'histoire des flux migratoires sera révélée et prouvera mon hypothèse à propos des celtes !

La mer jaune !   Rizières ou rivières ?      Dis moi gros gras grand grain d'riz..   Hello youuuu !

  

Comme toujours, plus de photos sont visibles dans l'album !


Himeji me voici !

12.10.2008 : Encore un peu de culture

Etes-vous prêts ? Vous êtes-vous déjà remis de votre séance de rajio taisou ? C'était bien n'est ce pas ? Je suis impatient que la semaine recommence pour améliorer mes gestes avec mes copains tous les matins !

Euh... enfin oui mais non... Le weekend passe déjà bien assez vite comme ça, alors je ne vais pas espérer que le temps défile encore plus rapidement.

Tiens d'ailleurs, depuis le temps, vous vous demandez peut-être ce que je fais de mes samedis et dimanches ?
Eh bien, outre des choses passionnantes comme : la lessive, le ménage (oula faudrait que j'y repense un jour), ou goro goro (se prononce golo golo mais signifie faire la sieste, seul) j'essaye aussi de me balader où je peux quand l'occasion se présente.

En été, lorsque le mushi-atsui battait son plein, je dois dire que je faisais souvent la sieste sous le vent frais et chargé en bactéries de mon air conditionné. La chaleur rendait en effet difficile, voir déplaisant, les promenades touristiques. Cependant j'ai pu faire quelques visites intéressantes dans la région qui est rappelons le, très riche culturellement. J'ai par exemple visité le château d'Osaka, vu un gigantesque bouddha en or et en cuivre dans la plus grande construction en bois au monde formant le Tôdaiji à Nara, admiré les belles biches (non ne cherchez pas de contrepèterie) à Nara, et bien d'autres temples choses encore...
C'est en écrivant ces lignes que je me dis que je n'arriverai pas a écrire d'articles sur ces visites, cela me ferai pas mal de retard à rattraper.

Jusqu'au weekend passé je n'avais pas fait grand chose de culturel, sauf si vous considérez que faire des courses dans Osaka soit une activité culturelle. Hum, en y réfléchissant bien  on pourrait effectivement dire qu'au Japon, le shopping quotidien mais surtout du weekend fait parti des us et coutumes du pays, mais bref vous m'avez compris.

Donc, pour m'immerger de nouveau dans l'ambiance du pays j'ai décidé d'accepter la proposition de Chin et de le suivre lui et son chef : Mizuno-san pour une visite du château d'Himeji : Himeji-jô.
Nous sommes parti le dimanche matin vers 9h30 et avons pris la route pour rejoindre la ville (Himeji) deux heures plus tard. Avant la fameuse visite nous avons mangé des sômen (je ne pense pas que ça s'accorde) qui sont des pâtes fines à base de farine de blé. Puis nous avons pu assister à une explication animée sur comment allonger des sômen. A la fin des explications, l'animatrice a proposé de venir toucher les "nouilles" et, d'un coup, tout le monde s'est précipité avant ... euh ... avant d'être le dernier je présume... Ensuite tout le monde a déserté bien que la séance ne se soit pas complètement achevée. La démonstration ayant rendu les appels de l'estomac trop forts sans doute.

Après cet intermède gastronomique nous avons rejoint le fameux Himeji-jô. Nous pris notre temps pour visiter le bâtiment. J'étais surpris en bien, parce que généralement, lorsque j'allais visiter avec des japonais nous ne nous attardions pas vraiment et cela me laissait une petite frustration.
Donc le château est en effet très impressionnant, c'est le plus beau château encore debout et non reconstruit dans le Japon (Kanazawa-jô, Kumamoto-jô, Osaka-jô, etc. sont en grande partie en béton). Par contre, comme souvent, l'intérieur est quasiment vide. Comme dans les trois "châteaux" que j'ai vu jusqu'à lors, le parcours se décrit par une ascension jusqu'au dernier étage, en faisant la queue à chaque nouvel escalier. Dans les étages successifs il est possible de regarder 2-3 reliques sous vitrine, il y a parfois du texte expliquant l'histoire de ces objets mais tout le monde fait semblant de lire car n'a qu'une idée en tête : "Est-ce que le panorama sera beau ?". Il l'était en effet.
Nous sommes finalement sorti du complexe, sans bien sûr oublier de passer par la case "acheter un souvenir", rituel obligatoire pour tout japonais qui se respecte. Personnellement je n'ai rien acheté, comme quoi mon cerveaux n'est pas encore passé dans la machine à laver, je tiendrai bon
!

Sômens et champignons. Le glaçon à droite c'est normal, les sômens se mangent généralement froide en été.      Le symbôle du chateau.      L'automne arrive :)


Retour en Suisse

04.10.2008 : Magie Stral Strass et paillettes

Il y a une semaine (déjà...) j'ai eu la chance de pouvoir effectuer un aller retour express en Suisse. Je pense que vous aviez compris que l'article précédent était en grande partie une blague, je ne me suis en effet pas échappé, mais j'ai reçu 4 jours de congés payés par JTEKT, je dois avouer que c'était sympa de leur part.

Je vous résume vite fait mon itinéraire, histoire de vous faire goûter à la saveur des voyages à la japonaise. En guise de mise en bouche on peut rappeler - mais est-ce nécessaire ? - que les japonais sont un de ces grands peuples capable de visiter toute l'Europe en un temps record de une semaine.. Aaah ! Mais voilà pourquoi ils ne prennent pas deux semaines cumulées, ils ne sauraient pas quoi faire de la deuxième sinon ! ...
Donc départ à 22h en bus de nuit de Kashihara. Qui est ? Qui est ? Bravo ! En effet, c'est la ville dans laquelle je travaille, un bonus pour les bons élèves qui suivent là devant. Après 8h de trajet je suis arrivé à 6h du matin à Shinjuku avec les genoux, le dos et la tête (alouette) plus ou moins défoncés. Shinjuku ce n'est pas l'aéroport de Narita par conséquent il m'a encore fallu prendre un bus pour joindre ces deux bouts en 1h30. Ce trajet en bus étant intéressant, j'avais les yeux ouverts tout le long et j'ai pu admirer des immeubles comme jamais vus auparavant qui se dressaient de part et d'autres de la route. Désolé, je n'ai pas fait de photos, j'en ferai sûrement un jour ou l'autre, je compte bien aller à Tokyo un weekend.
Ainsi donc, je suis arrivé à l'aéroport de Narita vers les 7h30. Sachant qu'au Japon, les magasins ouvrent en général à 9h autant dire que je n'avais pas grand chose à faire. Il ne me restait alors plus qu'à attendre Frédéric jusqu'à 9h30 avec lequel j'ai poursuivit mon voyage.
Décollage à 13h du Japon pour arriver à l'aéroport de Genève le jeudi soir aux alentours de 22h. En ajoutant 7h il était par conséquent 5h du matin dans ma tête qui était restée au pays du Soleil qui se levait en effet vraiment à ce moment.
Je vous épargne les critiques des 5 films que j'ai pu voir durant le trajet : Hancock, Indiana Jones 4, Max la menace, Le royaume interdit et enfin Les indestructibles. L'intérêt de ces films est qu'ils ne demandaient pas un effort intellectuel intense pour être compris (si ce n'est qu'ils étaient en anglais) et par suite de me maintenir éveillé sur toute la distance afin d'être suffisamment épuisé pour arriver en Suisse, à bout.

Après les retrouvailles familiales réjouissantes, j'ai retrouvé tout autant avec délice - oui délice - un vrai lit avec un vrai oreiller ! En plume ! Pas de billes en je ne sais quel matériau solide ! Incroyable, j'en avais presque oublié qu'il était possible de se réveiller sans torticolis !

Entre les courses personnelles, les arrivées de membres de ma famille et les repas gastronomiques de ma Maman auxquels s'ajoutaient les gâteaux des mes Grands-mères je dois dire que le vendredi était aussi rempli que l'a été mon ventre en fin de journée.

Samedi, LE grand jour taaaaaaaaaaaaaaant attendu ! Pourquoi "taaaaaaaaaaaaaaant" ? Tout simplement parce qu'en ayant fini ses études en février il devient relativement temps de recevoir son diplôme en octobre. Oui vous l'avez compris, ce jour était celui qu'on appelle Magistrale. C'est le jour où les studieux éléments de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausane (pour ceux qui n'ont pas saisi le nom ;-) non non je ne vise personne) reçoivent le papier assurant qu'ils passent bel et bien de la vie d'étudiant insouciant à salarié dépassé.
Le matin de ce 4 octobre le rendez-vous était donné sous un chapiteau assez énorme. Nous avons pu assister à diverses démonstrations que l'art est, comme la science, en mouvement. Les discours et les chorégraphies imaginées par l'Ecole Atelier Ruda Béjart était mathématiquement entremêlées afin de donner un résultat harmonieux.
J'ai aussi pu constater que mes admiratrices japonaises me suivent vraiment partout et sont prêtes à tout pour m'impressionner. En plus de cela le public était littéralement déchainé, personne ne se tenait sagement assis en place et les gens faisaient des olas en chantant des chansons grivoises pendant toute la cérémonie ... ± 2π ... (attention blague d'ingénieur)

A la fin de la matinée le cirque a pris fin, libérant ainsi les brigades de tigres dans leurs sections respectives. C'était alors l'heureuse occasion de revoir des amis après 6 mois pour certains ou 1 an pour d'autres. Nous nous sommes dirigés - nous, la section Microtechnique - vers la salle Polyvalente, siège de nombres examens terrifiants : Physique I&II, Physique III&IV, AnalyseI&II, Analyse III&IV, etc., durant lesquels les néons au-dessus des examinés clignotaient durant trois heures toute la séance de torture. C'est dans cette même salle qu'après roulements de tambours la récompense ultime de 5.5 années d'études (4.5 ans + CMS pour moi) a été délivrée.
A l'appel de mon nom, mon coeur n'a fait qu'un bond qu'un seul et ma voix a entonné ces quelques vers méloOodieux : "Sainte joie, auguste flamme, qui pour nous descend des cieux. Ta lumière ouvre à notre âme un empire radieux.". Malgré cela je n'ai pas pu recevoir une rose... A propos, on ne me la fera pas à moi, et ce n'est pas le discours d'Aisha et Murielle qui me feront penser que les femmes n'ont pas été favorisées durant ces années d'études. Pourquoi ont-elles eu le droit à des roses rouges et les hommes rien (une voiture par exemple) ?! Ceci prouve que nous ne sommes pas sur le même pied d'égalité n'est ce pas ?

Après les photos de groupes, les flash qui crament aussi bien au propre qu'au figuré le signal de départ pour le buffet a été donné. Personnellement je ne peux pas dire que j'en ai beaucoup profité, il y avait tellement de gens à revoir. C'est allé très vite, un peu trop... Désolé d'ailleurs à tous ceux à qui je n'ai pas pu parler.
Après quelques "aux revoirs" et promesses de retrouvailles futures les groupes se sont une fois de plus divisés. Je suis retourné dans ma maison genevoise retrouver le reste de ma famille où on a fêté l'évènement du jour (moi!) ainsi que l'anniversaire de ma soeur, et hop un
gâteau de plus !
Je ne sais pas bien sur quelles réserves je puisais mais ce qui est sûr c'est que je n'ai pas pu faire long feu après le repas, là encore désolé de ne pas avoir pu vous rejoindre vous la communauté de Budapest et cercle étendu...

Le dimanche est passé vite, très. Tout comme le lundi matin où j'ai du quitter ma famille qui m'avait si bien accueilli puis j'ai pris le départ vers Kashiwara, mon bien moins cher dortoir. Après un séjour court et intense en Helvétie j'ai du échanger mes belles montagnes pour de petites collines frippones nippones parsemées de jolies fleurs.

Sur nos monts quand le Soleil ♫

PS : lien vers les photos de ce samedi 4 octobre.


Voyages voyages !

20.08.2008 : A l'Aso de Kyushu

Comme vous le savez déjà, la semaine passée, du vendredi 9 août au dimanche 17 du même mois j'ai eu ma première semaine de vacances (obligatoires). Les photos peuvent être vues ici.

Je crois que depuis début juillet nous - Frédéric, Grégory et moi-même - parlions de ce voyage. Cependant, s'entendre à trois sur une destination ce n'était pas si simple, d'autant plus lorsque 500 km nous séparent les uns des autres, enfin surtout moi des deux autres puisque je suis vers Osaka et eux vers Tokyo. Nous avions opté pour Kyushu en passant par Hiroshima. Finalement Grégory s'est retiré et nous avons du remanier un peu les objectifs. Nous avons radié mis de côté Hiroshima (hum), et nous avons choisi quatre différents lieux sur la belle île de Kyushu : Nagasaki, Kumamoto, la région du mont Aso et enfin Fukuoka/Hakata.
Ces trois derniers noms ne vous disent rien ? Pas étonnant. Je dois dire qu'avant de venir au Japon je ne les connaissais pas non plus...
Mais alors pourquoi diantre avons-nous choisi ces destinations ? 


Agrandir le plan

Patience, patience...

Le mardi 12 je devais retrouver Frédéric dans le nozomi 9 partant de Tokyo et s'arrêtant à Shin-Osaka (au nord d'Osaka), Shin-Kobe, Hiroshima, d'autres villes et finalement terminus à Fukuoka/Hakata. J'avais prévu d'arriver 30 minutes avant que le shinkansen - le TGV made in Japan - n'entre en gare de Shin-Osaka, histoire d'espérer pouvoir m'asseoir dans ce fameux train. Eh bien j'avais eu une sacrée bonne idée ! Je suis rentré le premier dans mon wagon et j'ai pris d'assaut la première place en vue !


Ah, je dois maintenant expliquer un point sur la façon de voyager à la japonaise, pour que vous compreniez pourquoi cette première aventure fut un exploit.
Au Japon il est possible de prendre plusieurs types de billets de train, les billets avec siège réservé, les billets avec siège non-réservé. Le prix des uns est légèrement plus élevé que le celui des autres mais il assure une place assise. Dans l'autre cas, le billet est valable pendant 12 jours par exemple et il permet de prendre n'importe quel train (correspondant au trajet payé) tout en ajoutant une part de suspense quant à savoir si son séant sera confortablement installé ou s'il faudra rester debout pendant son déplacement.
Le billet avec siège réservé est particulièrement adapté lorsque l'on sait que la période du voyage est inclus dans les vacances nationales (obligatoires (tiens, il y a de l'écho)) et que le Japon est un pays de pas moins de 127,4 millions d'habitants. Cependant, pour avoir la chance de pouvoir acheter un tel billet il faut s'y prendre tôt, très tôt... Un japonais s'y prendrait un mois ou deux avant. Un européen, lui, 1 semaine avant.
Nous n'avions donc pas de réservations faites à l'avance mais beaucoup de chance. En effet, tous deux avons réussi à nous asseoir pour nos 2h30 de voyage en partance de Shin-Osaka. Un exploit je vous disais.


Bref, nous sommes bien arrivés à Fukuoka/Hakata vers 12h45, mais cette ville étant la dernière de notre programme nous avons pris une correspondance pour Nagasaki nous faisant finalement arriver environ 3 heures plus tard.

12.08.2008 - 13.08.2008 - Nagasaki

Nagasaki nous paraissait intéressant historiquement par rapport à l'histoire du gros monsieur dit : "Fat Man" qui, en l'espace d'un instant, a rasé un grosse partie de la ville, anéanti 75'000 sur 240'000 habitants et a infligé des années de souffrances aux survivants ainsi qu'aux générations suivantes.
Cependant, il s'est avéré que Nagasaki n'est pas seulement une ville intéressante pour cet événement du 9 août 1945. En effet, la ville a été, en 1571, le premier port du Japon permettant des échanges avec l'Europe. Ceci a apporté des modifications culturelles intéressantes qu'il n'est pas possible de voir dans les villes telles que Kyoto, etc. qui sont d'avantage dans les terres et qui n'ont donc pas été autant en contact avec l'Homme des pays extérieurs.

Je dis bien qu'il est possible de noter quelques différences mais la ville reste tout de même bien japonaise. Par exemple, à Nagasaki aussi les bars comme en Europe n'existent pas. Le mardi soir nous avons erré dans des rues plus ou moins glauques sans trouver autre chose que des "snack bars" (bars à hôtesses, pour discuter, ou plus selon l'établissement), des restaurants ou des izakayas. Finalement nous avons fini par retourner à l'hôtel et regarder le guide touristique, puis nous sommes allés dans un des bars conseillé. Ce dernier était, sans grande surprise, un endroit pour touristes, mais acceptable. Le mercredi nous avons essayé un deuxième bar conseillé mais il était pour le coup vraiment pour touristes, nous sommes retournés au premier où ce soir là l'ambiance était meilleure.

Après deux/trois jours la ville m'a laissé un très bonne impression. Quelques endroits sont plutôt plaisants et la ville est intéressante. Nous avons d'ailleurs fait beaucoup de visites. Tel que l'immanquable musée de la bombe qui, je dois l'avouer, m'a remué le coeur lors de la lecture des témoignages laissé par des rescapés. Ou encore l'ancien quartier hollandais, des temples chinois, etc.
Nous sommes parti le jeudi matin, après une dernière visite de temple (quelle surprise), pour la deuxième étape.

Un des nombreux ponts en pierre de Nagasaki   Lampions   Torii rescapé de la Bombe. L'autre moitié à été soufflée.   Point G, euh, non hypocentre de l'explosion.   Le parc de la Paix et son Apollon. Je vous laisse deviner où.

14.08.2008 - Kumamoto

Nous sommes arrivés à Kumamoto vers le début d'après midi, après un solide repas nous avons déposé nos bagages dans une consigne et sommes parti en direction du château de la ville. Nous avons pris plusieurs photos et après quelques heures nous sommes allés dormir dans notre premier minshuku. Un minshuku est une maison d'hôtes avec chambre de type japonaise (tatamis et futon), tenu par un couple, c'est assez bon marché. Il parait qu'en général il est possible de manger dans ces établissements cependant nous n'avons pas posé la question. Aussi, la chambre étant petite nous avons préféré manger dehors. Après le repas nous avons revêtis notre pyjama fourni par l'établissement et nous nous sommes couchés tôt en prévision de la longue journée nous attendant.

Une autre partie du château ainsi qu'une vue sur les murailles au design réfléchi   Kumamoto-jô   Entre terre et eau      Frédéric et moi en faux yukata dans le minshuku de Kumamoto  

15.08.2008 - La folle ascension du mont Aso !

Ce matin là, vers 6h30 le réveil a retenti. Après nombreux grognements et étirements nous avons fini par nous lever puis partir à l'assaut du mont.

Vers les 10h nous sommes arrivés au village du nom d'Aso. De là, un bus nous a conduit jusqu'au magasin de souvenir du coin, qui sert aussi de point de départ pour un téléphérique reliant deux points ridiculement proches. Voyant cela d'une part et aussi que le peuple dans la beine était compressé comme des sushis dans un bentô nous avons préféré montrer qu'il était possible de faire le même chemin à pied !

Par suite, ce fût à la force du mollet nous avons fait quelques détours par-ci par-là avant d'arriver à l'attraction phare : le cratère ! C'est là que les japonais vont, et pour la plupart c'est la seule chose qu'ils voient. Ils arrivent par le téléphérique ou par la voiture qu'ils ont garé 10 mètres à côté, vont vers le cratère fumant, prennent leur photo, achètent leur okashi souvenir et redescendent. Mais n'ayant pas fait toute cette route pour rien, Frédéric et moi-même avons eu la très bonne idée de faire une balade supplémentaire autour de cet impressionnant cratère. A propos c'était ma toute première fois, oui ma toute première fois que je pouvais en contempler un, alors autant faire durer le plaisir.

Alors que nous marquions une courte pause afin de faire une photo et s'hydrater le goulot, voilà t'y pas qu'un individu à lunettes monte vers nous par le seul et unique chemin ascendant. Lors de son approche, ma fantastique mémoire visuelle ... ah, je reviens, mes chaussettes viennent de craquer ... ma fantastique mémoire disais-je, m'a fait penser que ce personnage m'était déjà apparu. Cependant, à cause de son début de discussion dans un anglais sans accent parasite mon impression est retournée d'où elle venait - pour autant qu'il y ait une place pour les impressions.
Après quelques échanges banals il s'est avéré que celle-là était bonne ! Je l'avais déjà vu ce gars là, et vous savez où ??? Ben non, vous ne savez pas. Ok, ok, je vais vous le dire : à l'EPFL ! OUI A L'EPFL !
Romain de son prénom est de la même volée de diplômés que moi, ce dernier était dans la section électricité et nous avions quelques cours en commun à l'époque. Il venait au Japon pour faire un voyage en solitaire avant de commencer son travail en Suisse. Je ne le connaissais que de vue. Une rencontre plus qu'improbable qui renforce l'expression : "le monde est petit".
Nous avons donc continué la balade à trois.

Encore aujourd'hui, je crois que mon meilleur souvenir de ce voyage à Kyushu est le mont Aso et les paysages que j'ai pu admirer sur les crêtes du Nakadake. D'autant plus que les gaz sulfurisés rejetés par le volcan resteront imprégnés dans mes poumons.

Nous sommes redescendu par un autre chemin que celui emprunté pour la montée. Malheureusement, à cet endroit, il n'y avait pas de bus pour nous transporter vers la gare du village d'Aso. Après avoir savouré une glace bien méritée nous avons entrepris de descendre une route en espérant arriver à Miyaji (à l'Est d'Aso) avant que le tonnerre qui grondait alors n'éclate et ne déverse sa pluie sur nous.
Plus nous marchions et plus la fréquence des grondements augmentait. Nous avons donc tenté le tout pour le tout : faire du stop ! Après plusieurs essais infructueux, une voiture s'arrête enfin. Après les plusieurs grosses voitures quasi-vides étant passées sans ralentir voici que c'est celle de quatre jeunes japonais sur-motivés qui nous est proposée pour nous déposer.
Nous avons bien sûr accepté.
Apparemment l'aventure pour ces jeunes était aussi extraordinaire. A l'arrivée nous avons eu le droit à la photo de groupe, puis à des "bai bai" (bye bye) répétés jusqu'à ce que la voiture ne deviennent qu'un point à l'horizon.

Ces émotions, mais surtout 5h de marche, nous ayant creusées l'appétit, nous sommes allés vers un restaurant d'Aso. Ce n'est qu'une fois installé que la pluie s'est mise à tomber comme vache qui pisse à verse. Nous avons évité une sacrée douche. Pour fêter ça, nous avons arrosé notre repas à la bière, la boisson des sportifs.

A la fin du repas, le temps ayant passé bien vite, nous avons fourni le dernier effort de la journée en courant vers la gare. Malgré un détour du à une perte du sens de l'orientation nous avons, Frédéric et moi, réussi à attraper le train de justesse. Romain restait à Aso pour continuer sa route de son côté. Comme dirait un célèbre indien du XXième siècle : "Chacun sa route. Chacun son chemin. Passe le message à ton voisin".

En arrivant à Kumamoto pour passer la nuit nous avons pu admirer nos coups de soleil respectifs.. Oui, j'ai eu mal.. Maintenant je pèle, les japonais font semblant de pas voir que j'ai des lambeaux qui se détachent du front. La lotion japonaise pour après coups de soleil ne m'a servi à rien, la Biafine m'a manquée..

Cratère fumant du Nakadake   J'aime ces couleurs      Rencontre imprévue de Romain !   OUILLLLLLLLE !!!!
Sombre fleuve   Photo souvenir avec les d'jeuns sur-mot' ;)   Restaurant assis à Aso

16.08.2008 - 17.08.2008 - Fukuoka/Hakata

Avant de partir pour notre dernière ville nous sommes allés visiter le jardin de Suizenji à Kumamoto... On aurait pu s'en passer car finalement il ne valait pas tant le détour.

Fukuoka/Hakata, une ville, deux noms. Hakata c'est pour la gare du shinkansen, Fukuoka c'est pour le reste. D'après mon guide cette ville est issue de la fusion entre les deux. Pourquoi les deux noms sont restés ? Je ne sais pas... 

Nous n'avions pas grand chose à voir dans cette ville en réalité. J'avais mal lu le guide, peut être que mes yeux se sont focalisés sur la réputation des ramens (sortes de nouilles dans un bouillon) de Fukuoka, censées être les meilleures du Japon, ou alors sur le passage mentionnant que les filles de Hakata sont les plus belles du pays.

Nous avons donc fait un tour du grand complexe commercial de la ville, et comme c'était la seule activité de la ville nous nous sommes perdus dans une salle obscure pour voir un sombre film (américain) dont je ne citerai pas le nom pour ne pas lui faire de publicité.

Enfin, nous sommes allés manger des ramens ! Ouais ! Mon guide ne mentait pas, les ramens de Fukuoka étaient VRAIMENT excellentes. C'était aussi la première fois que j'ai pu manger en terrasse au Japon.
Après avoir fini notre bol, un grand-père japonais nous a complimenté sur notre façon d'apprécier la nourriture de sa ville. Puis sa famille l'a rejoint et ils se sont assis à la même table que nous. C'était encore une bonne expérience et de bons souvenirs.

Sinon, par rapport à la vie nocturne de Fukuoka, eh bien là encore une surprise, cette ville est bien vivante !

Le lendemain nous avons conclus notre séjour en ville par la visite de deux temples (oui, encore), puis nous sommes allés prendre le shinkansen. Nous étions dans la gare à 13h et on espérait prendre le train de 13h30. C'était sans savoir que le dimanche de la fin des vacances communes à la plupart des japonais, tous ceux qui ne sont plus en vacances rentrent dans leur contrée respective ! Ainsi, à 15h30 nous avons enfin pu entrer dans le train nous ramenant à bon port ... euh, bonne gare.

      Je l'aurais bien adopté   Foule   Ravitaillement : boissons et ... okashi !


Excursion à Kyoto

22.05.2008 : Kyoto en bref

Hum, me voilà confronté à la conséquence d'un trop long temps d'attente entre l'évènement et sa narration...
Enfin je vais faire du mieux possible.

A cette époque à présent bien lointaine, nous avions décidé de faire un petit voyage de trois jours à Kyoto, une des anciennes capitales nippone.
Nous sommes donc parti par bus, Kanazawa-Kyoto 4h30min, 30.- frs, oui c'est très économique. Par train, le même parcours aurait pris deux fois de temps mais aurait couté deux fois plus cher, le Temps a bel et bien un prix.

Arrivés à Kyoto nous avons du chercher un hôtel, n'ayant pas fait de réservation auparavant. Après deux bonnes heures d'échecs nous avons fini par trouver un endroit pour passer les deux nuits.

La spécialité de Kyoto est le nombre important de temples qu'il est possible de voir : 2'000 grosso modo. Par conséquent, curieux de nature, nous avons marché, marché et aussi marché et ce d'un bout à l'autre de la carte, même en dehors, sauf que là c'était pas prévu, faute à la nuit et à trois cerveaux lents.
Pour la petite histoire, nous étions dans un bar, ou quelque chose y ressemblant. Encore une fois, au Japon, un endroit rassemblant 3 chaises, une planche de 2 mètres de long et quelques bouteilles peut se définir comme bar. Après un moment Grégory a fait remarquer qu'il croit savoir que l'hôtel à une heure de fermeture des portes. Ce étant dit nous nous sommes gentiment mis en route vers notre chambre. Après quelques dizaines de minutes on s'est dit qu'il faudrait accélérer le pas pour ne pas devoir dormir sous un pont. Cependant, la route était longue, très longue. Nous savions que nous étions sur la bonne route : "Ah! C'est le trottoir dans lequel on s'est pris les pieds avant", "Oh! C'est l'épicerie qu'on a croisé à l'aller" mais la route restait longue...
Après 40 minutes de marche insensée et au pas de course, Frédéric a eu la bonne idée de demander à une passante de nous situer sur la carte. Il s'est alors avéré que nous avions franchis la zone référencée. En plus, l'extinction des feux présumée de l'hôtel était alors bien dépassé. Nous avons été obligé de prendre un taxi pour nous ramener à bon port. Cette petite virée en taxi nous a permis de nous rendre compte du non-négligeable chemin parcouru.
Bon tout est bien qui finit bien, l'hôtel est ouvert 24h/24h...

Pour revenir sur Kyoto. La ville, bien qu'abritant 1'464'990 habitants - soit trois fois plus qu'à Kanazawa - n'est pas tant différente. Enfin... si elle l'est, mais je m'attendais à autre chose. Les gens ne sont pas vraiment plus habitués à voir des étrangers, les jeunes ne sortent pas vraiment non plus après 22h, etc.
D'un côté tant mieux, ceci montre que la culture a pu être préservée.

A propos des jeunes au Japon. Après plusieurs interviews auprès de ceux-ci, ou plutôt celles-là, il est apparu que la plupart des jeunes japonais occupent leur soirée en :
1 : faisant des courses en ville, mais jusqu'à 22h bien sûr.
2 : restent chez eux devant le PC, même surtout le weekend.
3 : invitent leurs amis, chez eux, devant le PC.
4 : Ou ils regardent la télé.
5 : Ou parfois, s'ils sont un peu jeunes et fous, ils vont boire des cocktails. Chez eux, ou chez leurs amis...
La folie en somme, ou pas.

Bref, les photos du voyage à Kyoto sont dans l'album. Comme je l'ai déjà annoncé, nous avons vu plusieurs temples et autels.

Ouais, qu'est ce qu'on s'amuse :p   Un temple   Ca va, y avait pas foule.   En tous cas c'est joli.   Des vraies maikosan, ou des fausses, ou des geishas, ou pas...   Grand Torii