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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Découverte du Kansai en famille - partie 1

Bon bon bon... Je vois que vous manquez malheureusement cruellement d'imagination... Je vais donc devoir me fouler les phalanges et raconter moi-même la semaine que j'ai pu passer avec mes parents. J'espère que vous vous en mordrez les doigts de ne pas avoir profité de la seule et unique chance de vous faire connaître sur le wouaib ! Ouais, rien que ça !


Tout d'abord, afin de ne pas vous perdre avec des noms de lieux qui vous seront probablement tous autant méconnus que David LeMekonos, je vous laisse vous référez à la carte ci-dessous.


Agrandir le plan

07.11.2008 : Retrouvailles a Hikone

Tout a donc commencé par une belle soirée de novembre. Quittant l'entreprise à l'heure H, je suis monté dans différents trains locaux jusqu'à rejoindre la très célèbre ville d'Hikone. Ville tant et si bien célèbre que tous les japonais auxquels j'ai mentionné ma destination m'ont demandé : "Mais qu'est-ce-que tu vas faire -bas ?!?".

Ayant bien calculé mon trajet et sans rater les correspondances, serrées-serrées, je suis arrivé à tant pour mettre les pieds sous la table du ryokan ou m'attendaient mes parents. J'ai juste eu le temps de dire "tcho les remps" avant d'engloutir mes trois bolées de riz et de me coucher sans autre.

...

Non bon, en réalité je suis arrivé pile-poil avant que le repas ne soit servi. Mon père m'attendait portant fièrement un yukata puis j'ai retrouvé ma mère (qui ne portait pas le superbe yukata rose fuchsia réservé aux les femmes, ouhhhh !). Ensuite nous avons tous les trois savourés un délicieux repas en même temps que ces heureuses retrouvailles.

Mais à propos, je parle de ryokan mais vous ne connaissez peut-être pas le sens. Eh bien c'est un
peu comme
un minshuku, sauf que c'est complètement différent ! Mis à
part 
évidemment quelques constantes : k, pi, rhô et aussi : les tatamis, un bain commun, des
hôtes japonais (incroyable n'est ce pas ! Ils sont partout ces japonais, même à Hikone !).
Le ryokan est une maison d'
hôtes (je me répète) japonaise dans laquelle les repas du matin et du
soir sont servis (moyennant finances, rien n'est gratuit, c'est pas chez mémé). Ce qui est
intéressant est que ces repas sont servis dans la chambre, il n'y a donc pas d'autres clients dans
la
même pièce, l'ambiance est donc très intimiste et reposante. En fait, dans un ryokan on se sent
comme dans les pantoufles de l'Empereur, les gens autour sont gentils (enfin le font
paraître) et
s'occupent de notre bien-être, le temps semble avoir
été suspendu.
S
éjourner dans un ryokan est donc une très bonne expérience en venant au Japon. En passant
je remercie de nouveau mes parents d'avoir pu m'en faire profiter.

Ainsi, dans une atmosphère de réunification - des rouges (j'avoue, c'est subtil) - décontractée nous avons passé une très agréable soirée. Le repas servi ce vendredi là était excellent, les plats s'enchainaient et se surpassaient chacun en saveur et en aspect. Je ne me souviens plus du nombre exact de plats, environ une dizaine, cela doit laisser rêveur les mangeurs de yaourt-cacahuètes-paprika et d'autres spécialités originales.

Le ventre plein, nous avons pu nous glisser dans notre futon installé alors que nous avions le dos tourné.

08.11.2008 : De Hikone à Osaka

Après une bonne nuit de sommeil pour ma part, moins pour mes parents qui luttaient alors encore avec le décalage horaire - ce qui se comprend -, nous avons remis le couvert, ou plutôt, le couvert a été remis pour nous et notre premier repas de la journée.

Au Japon, le croissant et la baguette fraîche ne sont, comme vous pouvez vous en douter, pas fréquent à cette heure, ni à d'autres d'ailleurs. Ainsi, haut les coeurs car un repas typiquement japonais nous attendait ! Au menu : omelette, minuscules crevettes sucrées (à manger en entier, comme les éperlans), soupe aux algues, algues et ... ris ! AH Ah ah non, riz bien sûr.

Pour certains, c'était plus des haut-le-coeur qu'un véritable plaisir mais pour ceux qui mangent un bol de riz insipide chaque matin, c'était un sacré événement que de goûter d'autres saveurs inimaginées (surtout le coup des crevettes qui se mangent comme des cacahuètes).

Plus l'heure matinale avançait et plus les "attractions" de la ville commençait à ouvrir leurs portes, c'est pourquoi nous avons petit à petit constaté qu'un nombre croissant de gens se promenaient dans le jardin entourant notre chambre. Tous nous regardaient comme on regarde des animaux dans une cage. Alors, en acte de rébellion, tel Elephant Man criant "I am not an animal ! I am a human being !", j'ai sorti mon appareil photo et je les ai eux aussi immortalisés ! Tel est pris - en photo - qui croyait prendre !

D'ailleurs nous n'étions pas vraiment au courant, mais je pense aujourd'hui que l'heure du check out (l'heure ou la chambre devait être libérée pour les anti-anglicismes) se situait aux alentours des 10h, peut-être afin d'éviter cela l'exhibition.
Le couple tenant le ryokan essayaient donc poliment mais non moins avec insistance de nous le faire comprendre. Tant et si bien que nous avons fini par nous aventurer dehors malgr
é la pluie de ce samedi.

Après une courte promenade dans le jardin environnant, nous avons visité le château de la ville, un musée avec des trucs qui servaient à faire des choses à une certaine époque au Japon ou quelque part d'autre... Hum...  Pour donner plus de détails je me souviens qu'il y avait entre autres : des masques de Noh ainsi que des costumes, des armes blanches, des poteries (?), etc.

La ville étant relativement petite, nous en avons fait le tour en une matinée permettant ainsi de rejoindre la prochaine étape de ce périple : Osaka.

Il n'y a pas grand chose à raconter, si ce n'est que j'ai pu montrer à mes parents que je savais me débrouiller dans la ville, ce dont ils doutaient peut-être (bien qu'au Japon depuis 8 mois). Je les ai emmené à Namba, principal centre d'animation d'Osaka, malheureusement un peu tard pour faire un réel bain de foule, mais je pense qu'ils ne m'en ont pas voulu ;-)

Ryokan avec le château d'Hikone en arrière-plan.   Temps pluvieux, temps heureux, en voici la preuve.     Le château d'Hikone, pas si impressionnant mais les escaliers sont les plus raides que j'ai escaladé jusqu'à présent.

09.11.2008 : De Osaka à Kōya-san

Le dimanche, nous avons utilisé la matinée pour voir un musée de céramique asiatique. Puis, nous sommes partis en direction du mont Koya (Kōya-san).

Je vous vois déjà sautant d'un pied sur l'autre, impatient que vous êtes de savoir quel est ce nouveau lieu au nom rappelant celui de Chantal.

Malheureusement pour vous, il va falloir attendre car c'est l'entracte !


Retour aux sources

26.10.2008 : des aventures en cascades !

Faute à un petit manque de motivation je vais la jouer cours d'eaujourd'hui.

J'ai profité de mon dernier dimanche d'octobre (donc la semaine d'avant) pour renouer contact avec mère nature en un lieu nommé Akameguchi (jap : 赤目口).
Bien qu'
une belle journée d'automne s'annonçait je n'ai pas changé mes plans pensant que d'une part la pluie fine éloignerait la foule et que d'autre part un temps pluvieux est un temps heureux.

Cependant, c'est en arrivant sur place que j'ai du une fois de plus me rendre à l'évidence que je ne serai pas le seul touriste du jour. Comme lors de la visite d'Asuka je me suis souvenu qu'au Japon où que l'on aille, on n'est jamais seul !

Ledit lieu, Akameguchi, est connu pour ses 48 cascades apparaissant lors de l'ascension de la coline. En fait ça grimpait un peu parfois, tant et si bien que j'ai pu larguer le gros de la troupe n'osant pas s'aventurer trop loin.

Comme souvent au Japon rien n'est gratuit, il fallait payer une petite somme afin d'avoir le droit de se promener dans la nature... en effet c'est paradoxal.
Le pr
étexte donné était qu'avant d'accéder à la promenade il fallait traverser un musée de la salamandre;  l'animal vivant vraisemblablement dans les environs. Le musée en question possédait 5-6 vitrines dans lesquelles les pauvres bêtes croupissaient.

Etant parti un peu tard du dortoir je n'ai malheureusement pas eu le temps de terminer la promenade. J'ai du redescendre afin de ne pas manquer le dernier train rapide.

Comme le parcours était assez agréable, je le retenterai jusqu'au sommet si j'ai le temps lors d'un week end d'hiver.

En voilà un belle journée d'automne !     Po(i)nt de rencontre du club du 3ème âge.    

Vous pouvez retrouver l'album ici.


Asuka me voilà !

18.10.2008 : la campagne ça vous gagne

Après être passé par le XVIème siècle en découvrant le château d'Himeji, j'ai décidé de poursuivre ma remontée du cours du temps pour arriver au VIème siècle dans un village nommé Asuka (ass'ka).

Encore un nom qui ne vous dit probablement rien, n'est ce pas ? Une fois de plus je n'en serai pas surpris puisque moi même je n'en avais jamais entendu parlé alors que cela fait environ quatre mois maintenant que je suis dans cette région. Pourtant ce lieu n'est pas insignifiant malgré son nombre ridicule de quelques 6'500 habitants.

Asuka est célèbre, pour les japonais, puisque c'est là qu'est historiquement situé le berceau du clan Yamato. Ce clan serait devenu la première dynastie du Japon et aurait élu cet endroit pour capitale. Asuka serait donc une capitale antérieure à Nara étant elle même antérieure à Kyoto qui précède l'actuelle capitale : Tokyo. 
Pendant la période dite période Yamato plusieurs changements ont eu lieu dans la structure du pays (en partant de la région de Nara pour s'étendre par la suite) : hiérarchisation de la structure sociale selon des clans, les clans étant eux-mêmes divisés en groupes suivant la profession, arrivée de l'écriture et du bouddhisme !

Je vais arrêter ici mon cours d'Histoire car d'une part je n'ai pas les connaissances requises pour continuer sur ma lancée et d'autre part je sens que je vais perdre des lecteurs, déjà que je me demande s'ils y en a encore qui me lisent... Pour les plus motivés je vous laisse partir à la recherche d'informations plus détaillées !

En réalité, si j'ai eu l'idée d'aller me balader par là-bas c'est grâce aux conseils d'un Suisse de l'entreprise. Ce dernier m'avait conseillé d'y aller déjà avant que je vienne en Suisse pour admirer un paysage rouge et jaune mêlant riz et higanbana. Malheureusement, par des priorités placées ailleurs, je n'ai pas pu m'y rendre avant que les fleurs ne se fanent.
Par conséquent, ayant manqué cette période où les étranges fleurs d'équinoxe étaient reines, j'ai hâté mon passage à Asuka pour ne pas passer à côté de celle où l'or était encore roi.

Petite note au passage
, souvenez-vous, grosso modo vers mai a lieu la plantation de pousses de riz. Elles se développent puis arrivent à maturation aux alentours d'octobre. En fait, pour être plus exact les périodes varient beaucoup suivant les régions, sur les deux précédentes photos vous avez pu voir (si vous avez cliqué) Wajima en mai et en septembre, et déjà en mi-septembre le riz était récolté là-bas alors que les récoltes ont commencées vers mi-octobre à Asuka.

Voilà qu'à force de vouloir parler de culture de riz et d'esprit j'en ai perdu le fil de mon récit. Ah non voyons.. filfil-vertvert-campagnecampagne-Asuka ! Asuka m'y voilà !

Donc, en ce samedi d'octobre, après m'être extirpé de mon lit avec une heure de retard sur le plan prévu, j'ai fini par sortir de ma chambre vers les 10h environ, bon score pour un samedi matin. Le Soleil était de la partie, le sourire aussi.

Une demi-heure de train plus tard - ou plutôt une heure si je n'avais pas raté une correspondance - je suis arrivé à l'une des gares d'Asuka. Je m'attendais à être l'unique touriste du jour, eh bien non ! J'avais oublié une des lois universelle du Japon  : "où que l'on soit, on n'est jamais seul". Une classe de japonais était déjà en formation pour profiter du samedi de repos en faisant une excursion scolaire... Parce que c'est bien connu, la semaine n'est pas faite pour les sorties de ce genre...

J'ai ensuite loué un vélo sans changement de vitesses puisqu'il n'y avait que ce genre là puis j'ai pris la route.
Il faisait beau, chaud et l'air sentait bon la paille sèche, un petit air de vacances estivale.

Outre plusieurs champs de riz protégés par de curieux gardes, j'ai bien entendu vu des temples. J'en ai visité un mais je ne saurai dire s'il était bouddhique ou shinto... Comme les deux sont souvent mélangés mon hésitation est compréhensible.

Autre attraction de la ville à côté de laquelle je ne pouvais pas passer à côté : la preuve indubitable que les japonais sont en réalité des descendants celtes !
Bon je m'avance certainement un peu. Il reste cependant que l'Ishibutai d'Asuka est une construction mégalithique ayant anciennement servi de chambre funéraire. Ce type de monument est appelée kofun et est apparu pendant la période Yamato. C'est donc par des civilisations extérieures au Japon (Corée, Chine) que ces tombes ont été créées. Peut-être qu'en déchiffrant quelques obscurs dessins sur la pierre l'histoire des flux migratoires sera révélée et prouvera mon hypothèse à propos des celtes !

La mer jaune !   Rizières ou rivières ?      Dis moi gros gras grand grain d'riz..   Hello youuuu !

  

Comme toujours, plus de photos sont visibles dans l'album !


Himeji me voici !

12.10.2008 : Encore un peu de culture

Etes-vous prêts ? Vous êtes-vous déjà remis de votre séance de rajio taisou ? C'était bien n'est ce pas ? Je suis impatient que la semaine recommence pour améliorer mes gestes avec mes copains tous les matins !

Euh... enfin oui mais non... Le weekend passe déjà bien assez vite comme ça, alors je ne vais pas espérer que le temps défile encore plus rapidement.

Tiens d'ailleurs, depuis le temps, vous vous demandez peut-être ce que je fais de mes samedis et dimanches ?
Eh bien, outre des choses passionnantes comme : la lessive, le ménage (oula faudrait que j'y repense un jour), ou goro goro (se prononce golo golo mais signifie faire la sieste, seul) j'essaye aussi de me balader où je peux quand l'occasion se présente.

En été, lorsque le mushi-atsui battait son plein, je dois dire que je faisais souvent la sieste sous le vent frais et chargé en bactéries de mon air conditionné. La chaleur rendait en effet difficile, voir déplaisant, les promenades touristiques. Cependant j'ai pu faire quelques visites intéressantes dans la région qui est rappelons le, très riche culturellement. J'ai par exemple visité le château d'Osaka, vu un gigantesque bouddha en or et en cuivre dans la plus grande construction en bois au monde formant le Tôdaiji à Nara, admiré les belles biches (non ne cherchez pas de contrepèterie) à Nara, et bien d'autres temples choses encore...
C'est en écrivant ces lignes que je me dis que je n'arriverai pas a écrire d'articles sur ces visites, cela me ferai pas mal de retard à rattraper.

Jusqu'au weekend passé je n'avais pas fait grand chose de culturel, sauf si vous considérez que faire des courses dans Osaka soit une activité culturelle. Hum, en y réfléchissant bien  on pourrait effectivement dire qu'au Japon, le shopping quotidien mais surtout du weekend fait parti des us et coutumes du pays, mais bref vous m'avez compris.

Donc, pour m'immerger de nouveau dans l'ambiance du pays j'ai décidé d'accepter la proposition de Chin et de le suivre lui et son chef : Mizuno-san pour une visite du château d'Himeji : Himeji-jô.
Nous sommes parti le dimanche matin vers 9h30 et avons pris la route pour rejoindre la ville (Himeji) deux heures plus tard. Avant la fameuse visite nous avons mangé des sômen (je ne pense pas que ça s'accorde) qui sont des pâtes fines à base de farine de blé. Puis nous avons pu assister à une explication animée sur comment allonger des sômen. A la fin des explications, l'animatrice a proposé de venir toucher les "nouilles" et, d'un coup, tout le monde s'est précipité avant ... euh ... avant d'être le dernier je présume... Ensuite tout le monde a déserté bien que la séance ne se soit pas complètement achevée. La démonstration ayant rendu les appels de l'estomac trop forts sans doute.

Après cet intermède gastronomique nous avons rejoint le fameux Himeji-jô. Nous pris notre temps pour visiter le bâtiment. J'étais surpris en bien, parce que généralement, lorsque j'allais visiter avec des japonais nous ne nous attardions pas vraiment et cela me laissait une petite frustration.
Donc le château est en effet très impressionnant, c'est le plus beau château encore debout et non reconstruit dans le Japon (Kanazawa-jô, Kumamoto-jô, Osaka-jô, etc. sont en grande partie en béton). Par contre, comme souvent, l'intérieur est quasiment vide. Comme dans les trois "châteaux" que j'ai vu jusqu'à lors, le parcours se décrit par une ascension jusqu'au dernier étage, en faisant la queue à chaque nouvel escalier. Dans les étages successifs il est possible de regarder 2-3 reliques sous vitrine, il y a parfois du texte expliquant l'histoire de ces objets mais tout le monde fait semblant de lire car n'a qu'une idée en tête : "Est-ce que le panorama sera beau ?". Il l'était en effet.
Nous sommes finalement sorti du complexe, sans bien sûr oublier de passer par la case "acheter un souvenir", rituel obligatoire pour tout japonais qui se respecte. Personnellement je n'ai rien acheté, comme quoi mon cerveaux n'est pas encore passé dans la machine à laver, je tiendrai bon
!

Sômens et champignons. Le glaçon à droite c'est normal, les sômens se mangent généralement froide en été.      Le symbôle du chateau.      L'automne arrive :)


Retour en Suisse

04.10.2008 : Magie Stral Strass et paillettes

Il y a une semaine (déjà...) j'ai eu la chance de pouvoir effectuer un aller retour express en Suisse. Je pense que vous aviez compris que l'article précédent était en grande partie une blague, je ne me suis en effet pas échappé, mais j'ai reçu 4 jours de congés payés par JTEKT, je dois avouer que c'était sympa de leur part.

Je vous résume vite fait mon itinéraire, histoire de vous faire goûter à la saveur des voyages à la japonaise. En guise de mise en bouche on peut rappeler - mais est-ce nécessaire ? - que les japonais sont un de ces grands peuples capable de visiter toute l'Europe en un temps record de une semaine.. Aaah ! Mais voilà pourquoi ils ne prennent pas deux semaines cumulées, ils ne sauraient pas quoi faire de la deuxième sinon ! ...
Donc départ à 22h en bus de nuit de Kashihara. Qui est ? Qui est ? Bravo ! En effet, c'est la ville dans laquelle je travaille, un bonus pour les bons élèves qui suivent là devant. Après 8h de trajet je suis arrivé à 6h du matin à Shinjuku avec les genoux, le dos et la tête (alouette) plus ou moins défoncés. Shinjuku ce n'est pas l'aéroport de Narita par conséquent il m'a encore fallu prendre un bus pour joindre ces deux bouts en 1h30. Ce trajet en bus étant intéressant, j'avais les yeux ouverts tout le long et j'ai pu admirer des immeubles comme jamais vus auparavant qui se dressaient de part et d'autres de la route. Désolé, je n'ai pas fait de photos, j'en ferai sûrement un jour ou l'autre, je compte bien aller à Tokyo un weekend.
Ainsi donc, je suis arrivé à l'aéroport de Narita vers les 7h30. Sachant qu'au Japon, les magasins ouvrent en général à 9h autant dire que je n'avais pas grand chose à faire. Il ne me restait alors plus qu'à attendre Frédéric jusqu'à 9h30 avec lequel j'ai poursuivit mon voyage.
Décollage à 13h du Japon pour arriver à l'aéroport de Genève le jeudi soir aux alentours de 22h. En ajoutant 7h il était par conséquent 5h du matin dans ma tête qui était restée au pays du Soleil qui se levait en effet vraiment à ce moment.
Je vous épargne les critiques des 5 films que j'ai pu voir durant le trajet : Hancock, Indiana Jones 4, Max la menace, Le royaume interdit et enfin Les indestructibles. L'intérêt de ces films est qu'ils ne demandaient pas un effort intellectuel intense pour être compris (si ce n'est qu'ils étaient en anglais) et par suite de me maintenir éveillé sur toute la distance afin d'être suffisamment épuisé pour arriver en Suisse, à bout.

Après les retrouvailles familiales réjouissantes, j'ai retrouvé tout autant avec délice - oui délice - un vrai lit avec un vrai oreiller ! En plume ! Pas de billes en je ne sais quel matériau solide ! Incroyable, j'en avais presque oublié qu'il était possible de se réveiller sans torticolis !

Entre les courses personnelles, les arrivées de membres de ma famille et les repas gastronomiques de ma Maman auxquels s'ajoutaient les gâteaux des mes Grands-mères je dois dire que le vendredi était aussi rempli que l'a été mon ventre en fin de journée.

Samedi, LE grand jour taaaaaaaaaaaaaaant attendu ! Pourquoi "taaaaaaaaaaaaaaant" ? Tout simplement parce qu'en ayant fini ses études en février il devient relativement temps de recevoir son diplôme en octobre. Oui vous l'avez compris, ce jour était celui qu'on appelle Magistrale. C'est le jour où les studieux éléments de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausane (pour ceux qui n'ont pas saisi le nom ;-) non non je ne vise personne) reçoivent le papier assurant qu'ils passent bel et bien de la vie d'étudiant insouciant à salarié dépassé.
Le matin de ce 4 octobre le rendez-vous était donné sous un chapiteau assez énorme. Nous avons pu assister à diverses démonstrations que l'art est, comme la science, en mouvement. Les discours et les chorégraphies imaginées par l'Ecole Atelier Ruda Béjart était mathématiquement entremêlées afin de donner un résultat harmonieux.
J'ai aussi pu constater que mes admiratrices japonaises me suivent vraiment partout et sont prêtes à tout pour m'impressionner. En plus de cela le public était littéralement déchainé, personne ne se tenait sagement assis en place et les gens faisaient des olas en chantant des chansons grivoises pendant toute la cérémonie ... ± 2π ... (attention blague d'ingénieur)

A la fin de la matinée le cirque a pris fin, libérant ainsi les brigades de tigres dans leurs sections respectives. C'était alors l'heureuse occasion de revoir des amis après 6 mois pour certains ou 1 an pour d'autres. Nous nous sommes dirigés - nous, la section Microtechnique - vers la salle Polyvalente, siège de nombres examens terrifiants : Physique I&II, Physique III&IV, AnalyseI&II, Analyse III&IV, etc., durant lesquels les néons au-dessus des examinés clignotaient durant trois heures toute la séance de torture. C'est dans cette même salle qu'après roulements de tambours la récompense ultime de 5.5 années d'études (4.5 ans + CMS pour moi) a été délivrée.
A l'appel de mon nom, mon coeur n'a fait qu'un bond qu'un seul et ma voix a entonné ces quelques vers méloOodieux : "Sainte joie, auguste flamme, qui pour nous descend des cieux. Ta lumière ouvre à notre âme un empire radieux.". Malgré cela je n'ai pas pu recevoir une rose... A propos, on ne me la fera pas à moi, et ce n'est pas le discours d'Aisha et Murielle qui me feront penser que les femmes n'ont pas été favorisées durant ces années d'études. Pourquoi ont-elles eu le droit à des roses rouges et les hommes rien (une voiture par exemple) ?! Ceci prouve que nous ne sommes pas sur le même pied d'égalité n'est ce pas ?

Après les photos de groupes, les flash qui crament aussi bien au propre qu'au figuré le signal de départ pour le buffet a été donné. Personnellement je ne peux pas dire que j'en ai beaucoup profité, il y avait tellement de gens à revoir. C'est allé très vite, un peu trop... Désolé d'ailleurs à tous ceux à qui je n'ai pas pu parler.
Après quelques "aux revoirs" et promesses de retrouvailles futures les groupes se sont une fois de plus divisés. Je suis retourné dans ma maison genevoise retrouver le reste de ma famille où on a fêté l'évènement du jour (moi!) ainsi que l'anniversaire de ma soeur, et hop un
gâteau de plus !
Je ne sais pas bien sur quelles réserves je puisais mais ce qui est sûr c'est que je n'ai pas pu faire long feu après le repas, là encore désolé de ne pas avoir pu vous rejoindre vous la communauté de Budapest et cercle étendu...

Le dimanche est passé vite, très. Tout comme le lundi matin où j'ai du quitter ma famille qui m'avait si bien accueilli puis j'ai pris le départ vers Kashiwara, mon bien moins cher dortoir. Après un séjour court et intense en Helvétie j'ai du échanger mes belles montagnes pour de petites collines frippones nippones parsemées de jolies fleurs.

Sur nos monts quand le Soleil ♫

PS : lien vers les photos de ce samedi 4 octobre.