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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Beaux comme de camions

19.06.2008 - Essai de yukata

Ce jour là nous avons eu le droit de participer à l'une des activités inintéressantes de l'IFIE, j'annonce : l'essai de yukata ! Youhouhou Rintintin...

Bref, rien de folichon mais je mets quand même les photos dans l'album.

Ah, pour info, un yukata est un habit léger japonais. Ce dernier est censé arriver un tout petit peu au-dessus des pieds. Malgré ce costume permettant en théorie de se fondre dans la masse, nous avons encore réussi à attirer l'attention. Sûrement parce que certains d'entre nous - pour ne pas citer de nom - portaient le yukata, avec une certaine grâce, au-dessus du genou ou presque.
Apparemment, nous devions avoir l'air très amusants pour qu'une ribambelle de femmes - de tous âges - s'enchainent pour se fendre la poire et retourner rire devant leur activité première : la causette (oh oh oh).

Il y en a qui souffrent :)   Y en a un qui fait le bobet, je vous laisse trouver qui. (psst à droite)      Drôle de zoo


Une affaire qui tombe à l'eau...

04.06.2008 : le grand plongeon... pas de bol

Ce mercredi là a eu lieu la troisième séance de poterie. En tout, nous avons en avons eu trois, l'objectif était de façonner, à partir d'un bloc d'argile, un bol pour boire le thé : chawan.

Les deux premières séances étaient amusantes, elles me rappelaient celles de mon enfance où je modelais alors dinosaures, tasses ou autres oeuvres inégalées en compagnie de ma fratrie et de ma tante, l'Initiatrice (qui se reconnaîtra).
Entre deux étapes du modelage le Sensei nous racontait des histoires, à l'époque peu compréhensibles il faut l'avouer. Comme je l'avais déjà dit, l'artiste avait senti mon caractère hardi par l'aspect de mon ébauche de bol.

La troisième et ultime séance, récupération de notre oeuvre cuite et peinturlurage du tout. Sauf que la peinture ne s'applique pas avec un simple pinceau, non non, il faut effectuer une série de manipulations périlleuses pour la vie de notre chawan.
En effet, après avoir choisi la ou les couleurs désirées il faut :
1 : remuer la sauce, avec la main parce que c'est plus rigolo.
2 : remplir le bol de couleur.
3 : vider le bol sans que ça touche la surface extérieure.
4 : plonger le bol mais pas entièrement en le tenant par un rebord minuscule qu'il aurait mieux fallu faire plus grand avant.
5 : sortir le bol sans que les doigts glissent du rebord.
6 : poser le bol sur ce petit rebord sans utiliser la deuxième main.
7 : mélanger la couleur de la deuxième bassine.
8 : plonger le bol de la même manière que précédemment sur 2 - 5 cm, selon ce que l'on souhaite obtenir
. En faisant attention à ne pas le faire tomber.
9 : Ah ! Raté, il est tombé....
10 : Bon ben s'excuser auprès de l'assistante qui assurait la séance du jour et qui dit essayer de faire son possible pour sauver l'affaire.

Finalement, encore une fois, tout est bien qui finit bien. J'ai reçu mon bol cette semaine et finalement il est pas si mal ! Je vais enfin pouvoir le sortir : j'ai eu du bol !

Le Maître   Pourquoi tu te marres Greg ?   Un bols, des beaux   Tistou les pouces gris  

PS : Aujourd'hui c'est le demi-anniversaire de mon frère ainé, et le mien aussi par conséquent. Joyeux 1/2 anniversaire Antoine !


Découverte de Noto

09.05.2008 - 10.05.2008 : course d'école sur la péninsule de Noto

Voilà déjà plus de deux semaines, un voyage de deux jours avait été organisé par l'IFIE pour découvrir différents lieux sur la péninsule de Noto, juste au Nord de Kanazawa. Nous sommes partis avec des étudiants de l'université de Montréal et d'autres de l'université de Washington & Lee. Au total nous étions 26.

Comme toujours au Japon, tout est planifié à la minute près et à moins d'un imprévu le pari est tenu. Ainsi, nous avons reçu ledit programme du voyage avec les heures d'arrivées sur chaque étape du parcours, incluant quelques descriptions de celles-ci.

Pour nous rendre au premier point du parcours nous sommes passés par la plage. Non, nous n'avons pas longé la dune en passant par une bête route bitumée, nous avons juste roulé sur le sable. Parfois, le chauffeur de rapprochait de l'eau afin d'éclabousser les poissons... enfin, vous avez compris l'idée.
C'était marrant, enfin, ça faisait juste la troisième fois que je passais par cette route alors j'ai fait un peu le blasé. Surtout que je ne trouve pas que le concept soit si extraordinaire, ça pollue et ça prend de la place. D'ailleurs, encore une fois, j'ai pu admirer l'autre navrante facette du Japon : la plage déchéterie.

Bref, ensuite nous sommes arrivés dans un temple Shinto construit au 8ième siècle : Keta Taisha. Nous avons pu l'admirer et assister à une cérémonie dont je n'ai pas bien compris le sens.. Il y avait une nymphette avec des cornes et des grelots, un gars qui jouait du tambour et un autre qui parlait dans une langue que je ne comprenais pas. Raconté comme ça on dirait un rêve sous psychotropes.

   Il est beau le chapeau      On est bien assorti non ?  

Après le repas, que je ne raconterai pas parce qu'inintéressant, non non n'insistez pas, nous avons pu admirer un paysage côtier de Noto. Le temps et le sel ont eu raison d'une partie d'une falaise créant ainsi une sorte de porte d'où le nom du lieu : Ganmon. Signifiant bien évidemment "porte sévère" ou "porte stricte" ou encore "porte intense". Hum, en fait je ne suis sûr que de mon = porte, pour le gan je ne vois pas bien. A mon avis ils ont fait une faute d'orthographe lors du choix du nom, il faudrait que j'aille le signaler à l'office du tourisme.
Lors de cette étape, un des Québecois n'a rien trouvé de mieux à faire que de s'ouvrir la main jusqu'à l'os en se rétamant sur la roche. Il saignait dans tout le bus et il se charcutait la main pour ôter les cailloux incrustés sous la peau. En plus, deux filles du voyage jouait le rôle d'infirmières, je suis sûr qu'il avait prévu le truc pour attirer l'attention... Malgré plusieurs arrêts pour trouver des compresses stériles le programme n'a pas été saboté !

           

Finalement, après une journée riche en évènement, nous avons pu rejoindre l'hôtel répondant au nom (Enguish) de View Sunset, je vous laisse trouver l'erreur. Là, j'ai eu ma première expérience dans un onsen.
C'était mouillé....
Sinon rien d'exceptionnel mis à part qu'on y est nu et qu'il y a d'autres gens nus autour...
Des hommes uniquement, mais est-ce la peine de préciser.
Ah, et avant de rentrer dans le bain il faut se laver. Pour ce faire, on s'assoit sur une sorte de pot pour enfant. Et on se lave assis à côté d'autres gens. Là encore des hommes uniquement. Pas la peine d'ajouter que vu de dos la position n'est pas très esthétique... ah ben trop tard, je l'ai dit.
Ensuite nous avons mangé dans le restaurant de l'hôtel habillé en yukata. Puis petite séance de karaoké. C'était marrant.

   Kureman en Yukata

Le lendemain matin nous sommes allés au célèbre marché du matin de Wajima. Ce village vend divers produits tels que des fruits, des légumes, des coquillages et crustacés (B.B si tu m'entends). Ce marché est célèbre puisqu'il regroupe près de 200 stands ce qui le rend très animé de 8h00 à 11:00. Ceci tous les jours sauf les 10 du mois.. Ah ben tiens, on était le 10, c'est donc pour ça qu'il n'y avait rien. Tant pis.

Peu après nous nous sommes rendu dans un musée exhibant des Kiricos. Les Kiricos, à ne pas confondre avec Kirikou, sont des structures en bois d'environ 4-6 mètres de haut servant de lanterne lors des festival. Selon la taille il faut bien une trentaine d'hommes pour la transporter dans la ville. C'est joli, j'espère pouvoir assister à un festival avec de telles oeuvres.

Dernière étape : visite de rizières. L'originalité de ce site est que les rizières sont situées sur une colline fortement pentue. Les parcs à riz (?) sont donc très petits et les cultivateurs ne peuvent pas utiliser de machines. Tout est fait manuellement. Comme par exemple le quadrillage de la zone à semer.

Oui j'ai l'air d'avoir froid... c'était le cas.      Quadrillage artisanal

Un voyage enrizchissant. (oh-oh-oh).

J'ai mis des photos dans l'album du voyage à Noto.


La folle journée de Clément

04.05.2008 : Loulou ? oui, c'est moi.

La semaine passée, samedi plus précisément, Fred et Greg m'avaient raconté qu'un des membres de l'IFIE leur avait demandé s'ils étaient volontaires pour une activité le week end suivant. Vu la façon dont ils me l'ont dit et surtout d'après la description de l'activité en question j'ai bien rigolé. Je croyais alors que c'était une blague.

Lundi venu, alors que j'étais tranquillement assis dans le lobby, ledit membre arrive vers moi, avec une brochure... Là, j'ai ri jaune (sans mauvais jeu de mot).

L'idée était de participer, bénévolement, au festival qui a lieu la semaine de la golden week. Comme vous pouvez le lire sur cette brochure - puisqu'il y a des parties en français (!!!) - ce festival proposait de nombreux concerts sous le thème de Ludwig van Beethoven. Comme dans tous les événements barbants pour les enfants, il existe des activités pour distraire ceux qui ont été injustement traînés par leur parents. Outre la pêche aux poissons dans une bassine, il y a l'immanquable chasse à l'homme au trésor. Cette fois-ci, le trésor c'était moi.

Enfin, un jour seulement. Frédéric avait été désigné pour le samedi, moi pour le dimanche, Grégory - sans doute à son grand regret - n'a pas pu se libérer.

Bref, dimanche, 9h30, stand d'informations pour le programme des enfants. La légendaire organisation fait aujourd'hui défaut. J'ai l'impression d'arriver au mauvais moment, ou presque. La personne censée s'occuper de moi pendant la journée n'est pas présente. Finalement quelqu'un arrive. Grâce au langage des signes, désormais connu, je comprends mon rôle. La tâche est simple, dans une main j'ai des autocollants à l'effigie présumée de Loulou, dans l'autre j'ai une paume... Lorsqu'un enfant arrive, s'il me dit "Betobensan desu ka" je lui donne un autocollant ; sinon : une baffe. Comme beaucoup d'enfants étaient intimidés par ce grand guignol en habits de fanfreluche je n'ai pas souvent entendu ladite question.

Visiblement ce costume n'intriguait pas seulement les plus petits, j'ai eu le droit aussi de la part d'adultes à des "shashin wo totte mo ii desu ka", je pense que vous comprendrez par vous même le sens de cette question, sinon un indice : ça a rapport avec la photographie. Ah, aussi j'ai serré des mains... parce que c'est rigolo de serrer des mains pour les japonais. (J'aurai parfois préféré faire la bise mais bon).

Finalement, à 16h, alors que je commençais à m'habituer à ce costume, je suis redevenu Clément. Plus personne pour demander des photos de moi, snif. Bah, ici, je resterai de toutes façons un original parmi la masse.

Oh le beau bavoir !         Beethoven avec ma famille d'accueil.   Deux Beethoven mais quel est le vrai ?


Guerre et Paix

25.04.2008 : Une journée forte en contrastes

La semaine avait été assez calme, d'ailleurs je n'ai pas non plus écrit d'articles une fois de plus. Lundi je me suis baladé dans l'ancien quartier des samouraïs, mais bon, pas de quoi en faire un nô. Mercredi nous avons eu notre première séance de poterie, c'était marrant mais je n'ai pas assez d'anecdotes là-dessus. Ah, si ce n'est que le maître était un sage puisqu'il a tout de suite senti, par l'aspect de mon bol ébauché, que mon moi intérieur est hardi ! Dommage que mon japonais ne soit pas encore suffisant car l'homme avait l'air de dire pas mal de choses intéressantes..

Enfin, voilà vendredi, journée bien remplie, qui commença comme tous les autres jours par trois heures de cours. Ensuite nous sommes retournés dans le quartier de Higashi chayagai pour l'activité prévue.

Ainsi, dans l'arrière boutique d'un magasin d'oeuvres dorées nous avons pu, nous aussi, réaliser la notre. L'idée était de personnaliser des baguettes, pour manger. Mais ici pas de farine et de levure seulement du bois et de l'or. En effet, le but était de nous initier à l'art délicat de l'application de feuille d'Au. Première étape : découper du scotch et le coller sur les baguettes selon un modèle imaginé, ce n'était pas si simple. J'ai choisi de faire des fleurs de cerisier, pour faire local, puis je me suis dit que j'allais ajouter mon nom en katakana. Ensuite, il a fallu peinturlurer de colle les baguettes. Une fois que la colle ait atteint un état que seul le doigt de l'expert est capable de juger bon, la délicate feuille d'or nous a été présentée. En roulant les baguettes sur cette dernière on obtient le résultat suivant : . Puis on tamponne délicatement pour fixer la feuiller d'or. Et voilà !
On a même eu le droit à la photo de groupe.

Woa, les belles baguettes noires !   Woa, les belles fleurs de cerisiers en scotch !   C'est marqué KU RE MA N de haut en bas de droite à gauche. C'est mon nom en sonorité japonaise.   De l'orrrrrrr !!!
En toute modestie, je suis content de mes baguettes :)  

L'activité était plutôt amusante, par contre, comme la plupart des jolies choses, c'est purement décoratif... A moins de vouloir enlever la fine couche d'or après un repas.
Après tous ces efforts on méritait bien une tasse de thé. Mais pas le thé de M. Toutlemonde, non, un thé avec des bouts de feuilles d'or flottants !

Ensuite, changement de style, après la tradition place à l'exhibition. Retour à la maison pour se diriger ensuite vers le centre sportif dans lequel avait lieu le match de ................. catch ! En effet, le fils ainé (vivant à Tokyo) étant arbitre pour ce curieux sport, nous avons eu des places pour assister au tournoi qui se passait à Kanazawa. Grâce à ce piston j'ai pu avoir ma photo à coté d'une superstar, qui pour moi n'était juste qu'un super inconnu. Puis nous avons pris place, au deuxième rang, histoire de ne pas perdre une miette de se fabuleux défilé d'hommes en slip de bain. C'était assez amusant d'assister à ce show d'hommes-ours se donnant des claques et poussant des grognements exagéres. Parfois les combats étaient impressionnants par les chorégraphies imaginées, parfois drôles par l'absurdité de la mise en scène. 
On ne peut pas dire que le spectacle m'ait convaincu au point d'y retourner de mon plein gré, mais en tous cas, me voilà enrichi d'une expérience supplémentaire.

Une superstar pour d'autres sans doute, mais un inconnu pour moi      J'ai pas osé lui dire qu'il avait oublié de mettre son pantalon ce matin...  

HPIM5321.MPG