09.05.2008 - 10.05.2008 : course d'école sur la péninsule de Noto
Voilà déjà plus de deux semaines, un voyage de deux jours avait été organisé par l'IFIE pour découvrir différents lieux sur la péninsule de Noto, juste au Nord de Kanazawa. Nous sommes partis avec des étudiants de l'université de Montréal et d'autres de l'université de Washington & Lee. Au total nous étions 26.
Comme toujours au Japon, tout est planifié à la minute près et à moins d'un imprévu le pari est tenu. Ainsi, nous avons reçu ledit programme du voyage avec les heures d'arrivées sur chaque étape du parcours, incluant quelques descriptions de celles-ci.
Pour nous rendre au premier point du parcours nous sommes passés par la plage. Non, nous n'avons pas longé la dune en passant par une bête route bitumée, nous avons juste roulé sur le sable. Parfois, le chauffeur de rapprochait de l'eau afin d'éclabousser les poissons... enfin, vous avez compris l'idée.
C'était marrant, enfin, ça faisait juste la troisième fois que je passais par cette route alors j'ai fait un peu le blasé. Surtout que je ne trouve pas que le concept soit si extraordinaire, ça pollue et ça prend de la place. D'ailleurs, encore une fois, j'ai pu admirer l'autre navrante facette du Japon : la plage déchéterie.
Bref, ensuite nous sommes arrivés dans un temple Shinto construit au 8ième siècle : Keta Taisha. Nous avons pu l'admirer et assister à une cérémonie dont je n'ai pas bien compris le sens.. Il y avait une nymphette avec des cornes et des grelots, un gars qui jouait du tambour et un autre qui parlait dans une langue que je ne comprenais pas. Raconté comme ça on dirait un rêve sous psychotropes.

Après le repas, que je ne raconterai pas parce qu'inintéressant, non non n'insistez pas, nous avons pu admirer un paysage côtier de Noto. Le temps et le sel ont eu raison d'une partie d'une falaise créant ainsi une sorte de porte d'où le nom du lieu : Ganmon. Signifiant bien évidemment "porte sévère" ou "porte stricte" ou encore "porte intense". Hum, en fait je ne suis sûr que de mon = porte, pour le gan je ne vois pas bien. A mon avis ils ont fait une faute d'orthographe lors du choix du nom, il faudrait que j'aille le signaler à l'office du tourisme.
Lors de cette étape, un des Québecois n'a rien trouvé de mieux à faire que de s'ouvrir la main jusqu'à l'os en se rétamant sur la roche. Il saignait dans tout le bus et il se charcutait la main pour ôter les cailloux incrustés sous la peau. En plus, deux filles du voyage jouait le rôle d'infirmières, je suis sûr qu'il avait prévu le truc pour attirer l'attention... Malgré plusieurs arrêts pour trouver des compresses stériles le programme n'a pas été saboté !

Finalement, après une journée riche en évènement, nous avons pu rejoindre l'hôtel répondant au nom (Enguish) de View Sunset, je vous laisse trouver l'erreur. Là, j'ai eu ma première expérience dans un onsen.
C'était mouillé....
Sinon rien d'exceptionnel mis à part qu'on y est nu et qu'il y a d'autres gens nus autour...
Des hommes uniquement, mais est-ce la peine de préciser.
Ah, et avant de rentrer dans le bain il faut se laver. Pour ce faire, on s'assoit sur une sorte de pot pour enfant. Et on se lave assis à côté d'autres gens. Là encore des hommes uniquement. Pas la peine d'ajouter que vu de dos la position n'est pas très esthétique... ah ben trop tard, je l'ai dit.
Ensuite nous avons mangé dans le restaurant de l'hôtel habillé en yukata. Puis petite séance de karaoké. C'était marrant.

Le lendemain matin nous sommes allés au célèbre marché du matin de Wajima. Ce village vend divers produits tels que des fruits, des légumes, des coquillages et crustacés (B.B si tu m'entends). Ce marché est célèbre puisqu'il regroupe près de 200 stands ce qui le rend très animé de 8h00 à 11:00. Ceci tous les jours sauf les 10 du mois.. Ah ben tiens, on était le 10, c'est donc pour ça qu'il n'y avait rien. Tant pis.
Peu après nous nous sommes rendu dans un musée exhibant des Kiricos. Les Kiricos, à ne pas confondre avec Kirikou, sont des structures en bois d'environ 4-6 mètres de haut servant de lanterne lors des festival. Selon la taille il faut bien une trentaine d'hommes pour la transporter dans la ville. C'est joli, j'espère pouvoir assister à un festival avec de telles oeuvres.
Dernière étape : visite de rizières. L'originalité de ce site est que les rizières sont situées sur une colline fortement pentue. Les parcs à riz (?) sont donc très petits et les cultivateurs ne peuvent pas utiliser de machines. Tout est fait manuellement. Comme par exemple le quadrillage de la zone à semer.

Un voyage enrizchissant. (oh-oh-oh).
J'ai mis des photos dans l'album du voyage à Noto.