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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Sakura, Sakura...

08.04.2008 (suite)

L'après-midi j'avais rendez-vous avec les deux jeunes de ma famille : Reto, un Suisse de Lucerne qui est arrivé quasiment en même temps que moi, et Chika (orthographe approximative) une Taiwanaise qui vit dans la maison depuis un mois.
Le but était d'aller avec une amie japonaise de Chica  : Akiko (oulalala, ça devient compliqué tous ces noms), dans un quartier de Kanazawa pour jouer du Shamisen : un instrument de musique nippon.
Au lieu d'errer dans leur coin, Fréd et Greg se sont tapés l'incruste joint à nous.

Bref, nous voilà partis tous les 6 vers Higashi Chaya-gai (litt : rue de la maison de thé de l'est) : l'ancien quartier des geishas..... N.B : une geisha n'est pas une prostituée, c'est une dame de compagnie très cultivée dans le domaine des arts (danse, chant, etc.)..... Là nous sommes rentrés dans une petite maison(?)-atelier-salle de cours de shamisen. APRES avoir enlevé les chaussures ! non mais...
J'ai pu boire un super thé : Le machâ. Ce qu'il y a de bien avec celui-ci c'est qu'on est sûr que c'est un thé vert. A première vue c'est de la soupe "cresson-pomme de terre", dans la bouche ça en donne aussi un peu l'impression, mais non, c'est bien du thé. Ah, et pour faire passer le tout, hop une petite gourmandise japonaise (okashi), c'était un sucre cette fois. C'est toujours surprenant les okashis, on s'attend à un truc de fou, et puis non en fait, j'en reparlerai.

Nous sommes ensuite allé dans une salle connexe dans laquelle étaient alignés les shamisens. Et là on a fait vibrer les murs toute la nuit. Ah non, en réalité on a essayé de maîtriser la bête, terme approprié puisque la caisse de résonance est en peau de chien (oh oh oh). Si les murs ont vibré cela doit être à cause des fausses notes.
C'était en tout cas très intéressant. J'ai joué l'air de "Sakura, Sakura" : une chanson traditionnelle. (Japonaise si c'était la peine de préciser). Peut être que le nom comme ça ne vous dit rien mais je suis SÛR que vous connaissez tous.. C'était une mélodie pour les pubs de savon ou un truc du genre sur la TV francophone.. enfin bref, c'est connu en réalité. Amis musiciens, je vous laisse le soin d'essayer de tirer quelque chose de la partition, c'est en Fa dièse bémol majeur mineur, ou pas.

Ensuite, (re-)découverte de l'ex quartier des geishas grâce à une petite promenade dans ledit endroit. Pas de belles poupées de cire, ni de son, pour nous accueillir au détour d'une ruelle. Seulement de coquettes maisons faites de lattes de bois. Je ne sais pas vraiment s'il y a des habitants dans ces demeures, d'après ce que j'ai pu constater ce sont surtout des magasins des souvenirs : épiceries, bibelots, etc.

Après cette balade nous sommes allés dans la maison d'Akiko (et de ses parents). J'ai pu tester le fauteuil massant, c'était cool ! Surtout que ça commence à donner mal au dos d'être toujours assis par terre. Faudrait que j'y retourne une fois d'ailleurs.
Akiko nous a fait un curry, c'était bon. Les parents sont arrivés et là on s'est fait virer à coup de carabine. Non non, je rigole, ils étaient super contents en réalité. Ah, je vais tirer la couverture sur moi, encore. Le plus marrant est que la mère m'a reconnue ! Oui oui, elle m'a sortie son journal du jour (voir l'article précédent) et m'a dit que j'avais parlé de Sumo ! Ensuite le père est allé me chercher un poster des champions Sumotori.. C'est fou ! Je vous l'avais bien dit, on est des stars maintenant.

Enfin, pour clore la journée en beauté et rester sur le thème de Sakura nous sommes allé au Kenrokuen le parc près du Kanazawa-jô (le château pour les retardataires). Là nous attendaient de magnifiques cerisiers encore en fleurs. Du fait qu'il faisait nuit les arbres étaient illuminés, c'était magnifique. Je l'ai déjà dit ? Tant pis. Nous n'étions pas seuls. J'ai appris ce soir là que les cerisiers ne sont en fleurs que pendant quelques semaines, 3 tout au plus, et ils ne fleurissent pas dans tout le Japon au même moment. Ce qui fait que j'ai vraiment eu de la chance d'être là quant il fallait ! J'ai mis quelques photos dans la galerie. Je vais essayer de m'acheter un autre appareil un jour parce que j'étais sous équipé pour une telle occasion Frown m'enfin voilà c'est déjà ça !

Voilà cette très belle et intéressante journée s'est finalement terminée !

Ja mata !

Trois p'tits Sha, trois p'tits Sha.  Trois p'tits Sha, Sha, Sha.  Shamisen, shamisen, shamisen...   ça bosse des maths.. euh des masses..   Le Machâ et ses okashis         Hey papyyyy !        

HPIM4862.MPG


Un accueil plus que surprenant

07.04.2008

Lundi a eu lieu notre premier jour de cours. En fait ce n'était pas vraiment un cours à proprement parler. Tout d'abord nous avons eu le droit à une cérémonie d'ouverture ! C'était assez fou ! Une cérémonie pour 3 pauvres étudiants venus de Suisse.. Une cérémonie où les japonais sont en costume (et nous en chemise, ouf.).. Une cérémonie digne d'une rencontre entre présidents. Si si, on a eu le droit à un discours en japonais, mais comme on n'y comprenait rien il y avait une traductrice, enfin bref, tout ce tsoin tsoin pour nous.
Ensuite nous avons eu le droit à
une présentation vidéo de la belle préfecture d'Ishikawa et de toutes les choses qu'il est possible d'admirer.
Ah, entre temps nous avons aussi dû préparer un petit discours pour ce qui allait suivre dans l'après midi....

Le planning de la journée précisait que nous irions au batiment administratif de la préfecture d'Ishikawa (à Kanazawa) afin de nous présenter, de poser des questions (free-talk), de recevoir de l'argent (sponsor) et point. Le planning n'était pas mensongé. Cependant on n'était loin de se douter de ce qu'il allait arriver.

Tin tin tinnnnnnnnn (suspense).

Accompagnés de Yoshida-san et d'une traductrice nous sommes montés dans une petite salle dans un des plus hauts étages d'un énorme immeuble. Là nous attendaient : des chaises, une grande table sur laquelle reposaient deux drapeaux entrecroisés. Un pour la Suisse l'autre pour le Japon, la croix et le rond..
Ensuite un homme est rentré, armé. Enfin d'une caméra. D'une caméra !
Puis d'autres gens sont apparus, au total nous étions 13, bon chiffre ou pas c'était comme ça. 
Il y a eu le discours du directeur général de l'office du tourisme d'Ishikawa (avec traduction). Nos discours ont suivi. On a reçu des présents ainsi que de l'argent (ouais!). Grégory a lu le texte de remerciements et puis il y a eu les questions. Comme le dit Greg dans son blog, on s'attendait à les poser autour d'un apéritif, histoire de détendre l'atmosphère.. Mais non rien de tout ça... on est resté assis face à face et on a dû se creuser la tête pour trouver des questions un peu intéressantes, ou pas. Une question pour savoir où voir du Nô, une autre pour savoir où voir des tournois de Sumo, puis à court d'idées, on s'est mis à parler de la météo à Kanazawa.... un peu pathétique..
Ouf, on a fini par sortir !

08.04.2008 (première partie) : Des touristes superstars

Pendant que je prenais mon déjeuner le matin, la mère me donne le journal, Ô surprise (je vous laisse traduire par vous même) ! Maintenant on ne peut plus passer inaperçu à Kanazawa Cool, surtout qu'on est passé à la télé aussi : ici. Bref, c'est vraiment fou !

Shinbun.pdf
292871-TJ1.AVI


Longue journée

06.04.2008

Dimanche matin a fini par arriver après une nuit de 2h (22h-24h). Le sommeil m’a faussé compagnie le reste du temps. Petite ballade dans Kanazawa et direction l’école de langue pour le rendez-vous à 14h avec Yoshida-san notre coordinateur. Courte introduction d’une heure sur des formalités, comment créer un compte, comment se comporter dans la famille, comment ceci, comment cela... A approfondir...

Ensuite, les familles sont arrivées. Tout s’est passé très vite. Ma mère d’accueil et un autre hôte de la famille sont venus me chercher. Puis nous sommes allé dans ma nouvelle maison pour 3 mois. J’ai rencontré le père et une autre personne dans la maison. Je n'ai pas encore de photo, ça viendra. Nous sommes donc 3 jeunes et les deux parents d’accueil. Les parents ne parlent que japonais ou parfois un mélange nippon-anglais.. C’est peut-être censé m’aider..
Pas facile de communiquer pour l’instant mais j’espère que ça ira vite mieux car c’est très frustrant. Sinon au niveau de la famille j’avais quelques préjugés avant de partir car mais en fait ils sont très gentils, ils ont eu 3 enfants qui d'environ 40 et 38 ans maintenant (et plus à la maison). Je suis bien installé, pas de futon mais je dors bien, c’est le principal. Ah, et pas de toilettes high tech non plus.. arf..

Premier diner, brochettes de foies de poulet, hum… avis aux amateurs de tripous ou autres abats de choix.. je n’ai pas été convaincu mais j’ai montré que j’aimais ça, « oishii desu ». Hypocrite mais poli.
Il a eu beaucoup d’autres choses à manger. Je ne sais pas s’ils veulent m’inscrire à un concours de sumo mais à ce rythme c’est parti pour. "tabete, tabete kudasai" ("mange, mange").


Premiers pas dans Kanazawa

05.04.2008

Réveil difficile à 13h45, environ 15h de sommeil et toujours l’envie de dormir. On a raté le petit déjeuner paraît-il. Ah, et le repas aussi. Tant pis, partons à la découverte du château de Kanazawa !

Le parc est plutôt beau, d’autant plus que c’est le printemps et que les cerisiers sont bels et bien en fleurs. Beaucoup de touristes étaient là aussi pour visiter ce lieu. La seule différence c’est que nous étions les seuls touristes non-japonais… Donc une attraction aussi si l’on peut dire. C’est amusant de croiser les regards des petits enfants. On doit être les premiers « différents » qu’ils ont eu l’occasion de voir. On dirait que les poissons eux-mêmes n'en reviennent pas ! 

Après un longue promenade, riche en rencontres inattendues, nous nous sommes arrêtés manger. Là encore des habitudes à prendre. Enlever les chaussures, aller s’asseoir autour de tables basses (sans se casser une jambe, n'est ce pas Greg Wink), essayer de comprendre une carte tout en japonais. Heureusement, les photos nous aident bien à choisir parce que nos trois mots de japonais ne suffisent apparemment pas. Lors de ce repas, Frédéric a eu l'occasion de goûter une machoire de pouple crue, qui l'eut cru ! Visiblement ça ne l'a pas convaincu. Il parait que plus on le mâche et plus le pouple s'étend, donc plus il est dur de l'avaler. Ça va certainement révolutionner l'industrie du chewing-gum sous peu !
En quittant la table, on s'est tous (ou presque) tapé la tête contre le mur d'enceinte de notre "coin"... En levant la tête on s'aperçoit que ceci a beaucoup amusé un groupe de japonaises d'une autre table... Bah, on n'est plus à ça près.

           

 (Suite)

Au revoir Suisse. Bonjour Inconnu !

03.04.2008 : Top départ

Jeudi matin : 6h30, déjà le jour du Départ pour le pays du Soleil levant. Les valises empaquetées et le billet en main je quitte la maison direction l’aéroport accompagné par mon père et laissant derrière moi frère et mère. 8h00 à l’aéroport de Genève puis attente de mes collègues Frédéric-san et Grégory-san pour un décollage (prévu) à 10 :15 !

Seulement voilà, il fallait bien un soupçon de surprise pour entamer cette folle aventure ! Que s'est-il passé ? Hum, eh bien, notre avion était censé passer par Heathrow avant de se diriger vers Tokyo (Narita) et, depuis sa création, quelques problèmes sont apparus dans le nouveau terminal de la compagnie (~20’000 bagages perdus lors des liaisons inter vols). Il nous a paru intelligent de suivre les indications d'un employé de British Airways pour changer notre billet. Ainsi, au lieu de voler avec British Airways nous avons pris un vol Genève-Frankfort , Frankfort-Tokyo avec la Luftwaffe… ah non, la Lufthansa. Ceci moyennant une surtaxe de seulement quelques francs suisse puisque les réglementations sur les poids des bagages varient d’une compagnie à l’autre. Par conséquent, à raison de 48.- CHF le kilogramme en trop nous avons dû payer la simple somme de 1'860.- CHF à trois. Sachant que Frédéric avait 3kg de plus que Grégory et que Grégory avait 1kg de plus que moi, quel est l’âge du capitaine ? Bref, il paraît que British Airways est censé rembourser cette somme, belle publicité néamoins…

A part ça les vols se sont bien déroulés, la Lufthansa a pris soin de faire perdurer le mythe de l’hôtesse de l’air (ce qui m'a permis de sortir mes premiers mots de japonais). Petite touche négative, pas d’écrans personnels mais deux écrans cathodiques pour l’avion, avec un rendu de couleur différent. Ah.. et des films moyens moyens : un truc avec un monstre du Loch ness, un autre avec The Rock le catcheur et « The Darjeeling limited » (pourtant je le pensais meilleur celui-là..). Enfin bon, si j'avais voulu voir un bon film je ne serai pas parti dans l'avion...

04.04.2008 : Atterissage en douceur 4ième vitesse

Enfin, arrivée à l’aéroport de Narita : 7h15 (heure d’ici). Attente dans le file pour gaijin (étrangers). 9h00 sortie du contrôle des étrangers, oui c'était long. Puis, récupération des bagages à côté desquels se trouvaient 3 employés de l’aéroport entrain de se demander quoi faire de ces trois derniers bagages. Apparemment ils étaient contents de nous voir arriver. Un aéroport c'est bien, mais l'extérieur c'est mieux. Donc direction les rails pour retrouver notre ville d'immersion Kanazawa.

9 :45 - 10 :44 Narita-Tokyo. Premier repas sur le sol japonais.
12 :33 – 14 :49 Tokyo-Maibara avec le célèbre Shinkansen (un train quoi).
14 :59 – 16 :51 Maibara-Kanawa.

Je passe sur les détails à propos des changements de trains. Il faut juste imaginer trois européens essayant de lire un panneau alors qu’un flot de japonais se déverse autour. Ah et sans oublier les 30kg de bagages à porter, la chaleur, les escaliers, le décalage horaire...

Bref, nous sommes finalement arrivés à Kanazawa et nous avons trouvé un hôtel où passer deux nuits avant de retrouver la famille d’accueil le dimanche.
Ces quelques jours nous ont permis, d’une part, de s’adapter au décalage horaire (7h en été, 8h en hiver) et d’autre part de prendre connaissance du mur culturel nous séparant des japonais. La première expérience dans un restaurant fût bien, hum, ridicule. Tout d’abord, notre japonais est bien plus limité que ce que nous pensions. Ensuite, les attitudes à avoir durant le repas nous sont inconnues. Voici un exemple de nos quelques erreurs de débutant. Après avoir fini de manger un très bon tempura (toutes sortes de légumes fris je crois) nous sommes partis du restaurant en laissant un pourboire. Un employé nous a alors couru après, hors du restaurant, pour nous rendre la monnaie pensant que nous nous étions trompé. Nous lui avons dit de garder l’argent et il a accepté. OR ceci ne se fait pas… au Japon il est impoli de laisser un pourboire… Bref, il reste encore beaucoup de choses à découvrir.

   Premier repas. Copieux et bon marché !   Les trois mousquetaires sur un futon ! Oui bon, la photo n'en donne pas l'impression mais y avait bien un futon.