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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Kanazawa, c'est fini...

27.06.2008 : Une nouvelle page se tourne 

Ce samedi 28.06.2008 mon séjour de presque trois mois complets à Kanazawa va s'achever... 
Kanazawa n'est pas Capri mais c'est tout de même fini. Petit pincement au coeur...
En reprenant les propos d'un ancien étudiant de Lausanne ayant suivi le même programme : "Kanazawa est la ville qui m'a vu naître". Je me permets d'utiliser cette phrase puisqu'elle s'applique bien dans mon cas aussi.
C'est ma ville d'immersion dans le Japon, là où j'ai commencé à découvrir une culture qui m'était encore totalement inconnue, par l'apprentissage de la langue, par des activités plus ou moins intéressantes, par des rencontres, etc.

Je voulais faire un article sur la journée type à Kanazawa mais le temps a filé à travers mes doigts (belle, quoique facile, métaphore n'est-il pas ? hum bon tant pis).
Je laisse donc derrière moi une population désorientée et des filles et femmes en larmes, arf... laisser moi danser rêver. Quoique après tout, nous sommes un peu devenu des stars à présent, en comptant le nombre d'articles dans lequel nous sommes apparus. On pourrait presque créer une bande dessinée : (pour ma part)
Martine Kureman à la préfecture,
Kureman en Beethoven,
Kureman regarde des ikebanas, (ah vous savez pas pour celui là, je mettrais l'article prochainement)
...

Aujourd'hui, après plusieurs discours nous avons reçu un papier soulignant que nous avons brillamment suivi les cours à Kanazawa. Puis nous avons mangé dans l'hôtel le plus chic de Kanazawa, ou en tous cas l'un des meilleurs. Bref, beaucoup de formalités...

  

Tiens, j'ai oublié de prendre une cravate et mon costume en venant au Japon, dommage j'en acheterai un à Osaka, il va bien falloir.

Ainsi va la vie, je pars donc direction Osaka-fu pour mon dortoir d'entreprise : JTEKT (à Nara-ken) dans lequel mes habitudes vont devoir changer : se lever plus tôt, se coucher plus tôt, faire la lessive soi-même, prendre la douche avec mes copains collègues de dortoir, manger avec ceux-ci, travailler sérieusement, mettre un uniforme de l'entreprise, faire 60 minutes de trajets chaque jour (30 aller, 30 retour), rencontrer de jolies biches (Je parle des bêtes bien évidemment. Nara est réputée pour le nombre de Bambis qu'il est possible de croiser aux alentours des temples et autels), etc.
Plein de nouvelles expériences en somme.

Je vous tiendrai donc au courant dès que j'aurai des choses à raconter et dès que j'aurai un accès à internet.

D'ici là, portez vous bien et à bientôt pour de nouvelles aventures !


Rencontre inattendue

10.05.2008 : Kureman et The Police

Petite anecdote au passage.
Sitôt après être rentrés tôt de Noto, Toto et ses potos ont décidé de boire un pot.
En réalité, nous y sommes allés après le souper.
Comme souvent c'était calme, alors à 24h, après quelques verres d'eau, j'étais un peu fatigué. J'ai donc décidé de rentrer tandis que les deux autres : Greg et Fred voulaient prolonger un peu les festivités, à tort ou à raison ? C'est à eux qu'il faut demander Laughing

En ce qui me concerne, j'aurai peut être du attendre un petit moment avant de rentrer. En effet, alors que je rentrais par une petite route tranquille, en dehors des "grands axes" de Kanazawa, j'aperçois des bâtons et gilets lumineux surgissant de derrière un buisson. L'esprit clair j'ai vite compris ce qui allait suivre, à peu de choses près. J'ai d'ailleurs hésité à faire un demi-tour avec dérapage comme dans les meilleures scènes d'actions de l'histoire du 7ème art. Mais bon, si c'était pour finir comme Steve McQueen, coincé entre deux rangées barbelés.
Bref, j'ai poursuivi ma route et je me suis arrêté comme quelqu'un qui n'a rien à se reprocher, puisque c'était le cas d'après ce que je pensais.
Les policiers sont arrivés et m'ont demandé poliment (en japonais) s'ils pouvaient vérifier mon vélo. Apparemment il était en règle, lui. Pour moi il s'est avéré qu'il me manquait un papier d'authentification (Alien Registration, une preuve que j'ai reçu le visa). C'est balot comme qui dirait ...
N'ayant pas ce papier sur moi, et n'ayant pas la permission de l'apporter le lendemain j'ai dû - non sans expliquer qu'il pouvait y avoir une autre solution - donner les coordonnées de ma maison d'accueil. A 24h30 les policiers ont appelés la mère de 65 ans... Pourquoi ? non, pas pour demander simplement si j'habitais bien chez eux, mais pour apporter en voiture mon sac de cours dans lequel était présent ce papier. 15-20 minutes de voiture pour 30 secondes d'authentification...
Ce dit en passant, la police étaient très polie et s'excusaient en me précisant que c'était la loi. Ils ont aussi essayé d'avoir des cours d'anglais gratuits, en me parlant entres autres de la Suisse, la preuve est faite que pour les japonais, la Suisse c'est des jolies montagnes, des fleurs et Heidi.
Enfin, je vais quand même éviter de réitérer l'erreur, dorénavant présent le papier est toujours avec moi.

Le point positif c'est que j'ai donné à ma famille d'accueil une nouvelle histoire à raconter à chaque nouveau invité.


Sortie en ville

28.04.2008 : Tu veux un pot ? mais oui impôt...

Mardi (29) est férié au Japon. Ceci pour une raison évidente : Shôwa no hi - l’anniversaire de l’empereur Shôwa - dont je viens de découvrir l'existence, enfin, pas vraiment l'existence puisqu'il est mort, bref, vous avez compris.

Ainsi, afin de ne pas passer trois mois sans avoir connu l'activité nocturne à Kanazawa, nous avons - Frédéric, Grégory et moi - décidé de tester les bars locaux. Oui, après trois semaines ici.... Mais pour notre défense :
1 : nous sommes des étudiants sérieux avec la tête dans le guidon 24h/24 (séquelles de l'EPFL).
2 : 
en fait on avait déjà fait une tentative désespérée avec Greg après le premier festival (12.04.2008) mais le résultat avait été une soirée de perdue, depuis on avait pas retenté l'expérience.
Il faut dire que nous étions sorti sans savoir où aller et que les bars sont relativement difficiles à trouver. Hum, non en fait pas ce n'est pas difficile mais c'est surtout complètement différent de l'Europe. Ceux-là sont généralement situés dans des buildings de 7 étages, et leur nom sont tous affichés sur un grand panneau en bas dudit immeuble. De plus, il n'y a aucun moyen de savoir s'il y a de l'ambiance ou pas.

Pour en revenir à nous moutons, comme dirait Don Quichotte, nous sommes partis sur les chemins, gamins oubliés, égarés, comme diraient d'autres, à la recherche, non pas du temps perdu, mais d'un bar accueillant. (Désolé pour ceux qui se sont perdus en cours de route dans la phrase).
Donc, premier essai direction Korinbo (un quartier animé) pour le Golden Fish grâce aux conseils donnés à Grégory. Après avoir peiné pour trouver le droit chemin nous l'avons demandé à trois gars du coin. Ils n'ont pas tout de suite su alors nous nous sommes séparés. Puis, telle ne fut pas notre surprise quand, quelques mètres plus loin, revoilà un des personnages nous rattrapant au pas de course pour nous dire qu'il avait trouvé ! Les japonais ont vraiment un sens de l'entraide développé, c'est impressionnant.

Nous voici donc dans le Golden Fish. Trois clients étaient déjà présents, dans un bar de 5 mètres sur 20. Petit certes mais l'atmosphère était agréable. Là nous avons pu tester quelques jus locaux, avec modération. Le barman, très sympa est venu s'enquérir des raisons notre venue à Kanazawa et de notre lieu d'origine. Il nous a appris que tous les ans des étudiants venus de Suisse viennent dans ce bar, ça doit être bon signe. En repartant vers ses activités il nous a glissé un "yukkuri yonde kudasai", qui, sans vous apprendre grand chose est une phrase en japonais. Mais plus intéressant encore, cette phrase a pour signification : "buvez lentement (s'il vous plaît)", par conséquent on s'est demandé ce qu'il s'est passé avec les suisses des années précédentes...

Ensuite, notre soif de connaissances nous a poussé à découvrir d'autres endroits tout aussi sympathiques, cette fois à Katamachi (autre endroit animé). Mais là, rebelote, on se retrouve dans la même situation que quelques semaines plus tôt... Impossible de trouver les bars indiqués dans nos guides. Cependant, grâce à une confiance grandissante, nous avons pu demander conseil à d'autres gens locaux. Là encore, Ô surprise (bis) ! deux personnes à qui nous avions demandé, ne sachant pas comment nous donner la route à suivre, nous ont menées dans les rues alors que leur direction était opposée !
Finalement ils n'ont pas non plus trouvé celui que nous cherchions, mais ça ne retire pas leur mérite quant à leur action inattendue.

Finalement, par dépit nous nous sommes aventuré à l'aveuglette dans un quelconque étage d'un immeuble parmi tant d'autres. A cet étage, il y avait peut être une dizaine de portes donnant sur des bars exigus. On en a ouvert plusieurs avant de faire notre choix. Finalement, par dépit, on est rentré dans un. La barman chantait un karaoke pour un client. Ce dernier étant assis devant le bar de ce minuscule endroit de peut-être 8 mètres sur 12. Dès le seuil passé on a senti qu'en ressortant on serait plus léger. Après deux bières d'un litre divisées en trois, un whisky offert, des cacahuètes et de longues discussions réellement intéressées sur nous et la Suisse, nous sommes en effet ressorti avec 2'000 ¥ de moins (environ 20 CHF ou 12€). Il faut ajouter que c'était un prix d'amis (moitié prix) parce que nous étions gentils et que c'était notre première venue ici. En calculant bien on trouve qu'une bouteille d'un litre de bière coûte 6'000 ¥ en temps normal, pas cadeau... En sortant du bar, après une heure peut être, toute l'équipe du bar : le patron, la patronne (?) et la serveuse nous ont raccompagnés vers l'ascenseur avec multiples courbettes.

Décidément, à Kanazawa, les bars c'est comme une boite de chocolat. On ne sait jamais sur lequel on va tomber.


Gare au Tombi !

20.04.2008 : Hitchcock l'a imaginé, Clément l'a vécu.

Avant toute chose je dédie cet article à mon frère Benjamin qui a fêté ses 27 ans ce 20 avril. Joyeux Anniversaire !

N'ayant pas pris de billet aller-retour pour cette occasion j'ai du faire avec et passer ma journée à Kanazawa. J'avais envie de faire un tour en vélo et de me promener un peu du côté de l'Asano (là où il y avait eu un festival) car il est indiqué qu'il y a une concentration impressionante de temples dans ce secteur. Par suite, une fois de plus, je suis parti de bon matin (12h), je suis parti sur les chemins, à bicyclette ; mais sans Fernand, Firmin, Francis ou Sebastien, et malheureusement sans Paulette...
Arrivé à destination j'ai pu constater qu'en effet il y a un nombre important de temples. Il faudrait que je me penche sur la question afin d'en connaître la raison. J'ai essayé d'aborder le sujet avec ma famille d'accueil mais la réponse m'a échappé. Je ne sais pas vraiment si il est possible de franchir la porte librement, là encore c'est à étudier. Voir la galerie pour regarder quelques photos de temples : ici.

Ensuite, après quelques détours j'ai eu envie de manger un morceau. Je me suis donc arrêté pour acheter un repas. Comme il faisait beau, (oui dimanche aussi), je me suis dit que ce serait une meilleure idée de manger au bord de la rivière qu'au bord de la route. Je m'assoie donc, quelques japonais étaient là eux aussi, certains me regardant comme un extra-terrestre. J'enlève l'emballage de ma boite repas, en faisant bien attention à ne rien laisser tomber, histoire de ne pas attirer l'attention sur moi. Ensuite muni de mes baguettes dans une main et de mon repas dans l'autre je regarde le paysage, contemplateur que je suis (hum...). Soudain : SCRBAM ! Un son étrange m'averti en direction de ma main gauche, ainsi qu'une curieuse sensation dans celle-ci. Je m'aperçois que ma main a disparue !!! Oh oh oh... non non pas de panique. En vérité j'aperçois un oiseau qui repart en direction du ciel d'où il était venu. Tout ceci s'est passé très vite, venant de nulle part avait surgit le Milan noir (ou tombi en japonais.). Résultat, un diner perdu, une attention gagnée...

Heureusement l'effet non-désiré s'est vite estompé, j'aurai eu ma minute de gloire.

Quelques temps plus tard, une petite fille est venue tourner autour de moi. J'ai bien vu qu'elle voulait me prendre ma bouteille de thé froid (japonais) alors je l'ai attrapé et je l'ai lancé dans la rivière. Non mais, on ne m'aura pas deux fois dans la même journée !

      Ce milan n'était pas un faux con   Miam miam ça avait l'air bon !


La mer qu'on voit danser

19.04.2008 : Umi you mi you ?

Un nouveau week-end est arrivé ! Chose inhabituelle, il fait beau ! C'est bien parce que durant la semaine on se serait parfois cru en hiver. Le temps ici est un peu comme en Bretagne ; je dirai, sans trop me mouiller, que c'est climat océanique. Tiens d'ailleurs, c'est une bonne occasion pour présenter une carte de la région où je suis, dans le cas où vous ne l'auriez pas encore vu.

Japon   Vue rapprochée de mon lieu d'immersion

A gauche vous pouvez voir la carte satellite du Japon (et ses voisins) et à droite un agrandissement sur la ville où je vis actuellement. Ma maison est située à environ 4 km de la mer ("umi" en jp) du Japon.

Par conséquent le projet commun que nous avions élaboré avec Chika pour le samedi après-midi a été d'enfourcher nos vélos et d'aller voir l'eau de plus près. Aussitôt les onigiris (boules de riz) emballés et le reste de nos affaires prêtes nous avons pris les rênes de nos fidèles destriers.
Le chemin à suivre n'était pas bien compliqué puisqu'il suffisait de longer la rivière. Enfin, c'était un peu plus difficile sur la fin puisque la rivière est devenue mer et que la route vers la plage n'était pas indiquée. A force d'allers et retours la plage nous est apparue.
Première constatation : mais qu'est ce que c'est que cette décharge !?! L'explication peut venir de différentes sources : soit tous ces déchets viennent de la Chine qui n'est pas si loin, soit c'est réellement une décharge... Enfin, apparement les japonais prennent moins soin de la plage que de la ville (voir un des articles précédants)... Ou alors, ils attendent la fin du mois pour tout ramasser. J'ai vu une émission qui racontait ça justement, alors peut être...
Deuxième constatation : mais pourquoi y a trois perdus de surfeurs !?! L'explication peut venir de différentes sources : soit ils ont vu Point Break et ils espèrent eux aussi LA vague qui surgira de nulle part (par la volonté de Bodhi), soit ils n'ont pas vu Point Break mais ça fait cool de faire le canard dans l'eau, soit il y a en effet une vague ridicule qui se forme entre les deux barrières anti-tsunami.
Après ces observations on a mangé nos onigiris (boules de riz) et pour faire passer le tout on a joué à "qui sera le plus rapide" avec la mer... On a perdu, résultat des chaussures trempées. Enfin bon, le principal c'est qu'on se soit amusé

Ensuite retour à la maison avec une boussole interne déffaillante, mais tout s'est bien passé. Là on a pu fêter le double anniversaire de Reto qui était avec son amie (sans plus) japonaise et aussi celui de la mère d'accueil.

Ah ! J'ai bu un nouveau thé ! C'était du thé au Jasmin, il était très bon, mais le truc original c'est que pour le préparer il a suffi de mettre une plante dans une théière et d'ajouter de l'eau chaude, la plante se déployant l'arôme se diffuse. Je dois avouer que j'ai eu quelques craintes en voyant arriver le truc. En effet j'expérimenté le jour d'avant un thé qui est à présent rentré en tête de liste des plus mauvais gouté jusque là. Le principe de celui-ci était de mettre une fleur de sakura dans une tasse et d'ajouter de l'eau chaude. Cela aurait pu être meilleur si les fleurs avaient été conservées dans autre chose que du sel. Une fois de plus j'ai fait le poli.

Un parmi tant d'autres   Trois surfeurs sur un lac   Etranges ces galets...   Chika sur son arbre perché   Ô mer...
Jack, on vole !   Otôsan, Ikumi, Reto, Moi (avec un coup de soleil), okâsan   Chika, otôsan, Reto, Moi (toujours avec un coup de soleil), okâsan   It's alive !!!