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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Hum.. Oishii !

09.04.2008 : Le thé dans tous ses états

Mercredi après-midi, l'équipe de l'Ishikawa Foundation of International Exchange (l'école de langue) nous a préparé une petite sortie au Kenrokuen puis au Kanazawa-jô, c'est bien ça faisait longtemps !
Au programme : cérémonie du thé, balade dans le parc et visite du château, un programme intéressant donc (sans ironie).

En cheminant vers la première étape j'ai pu apercevoir des êtres étranges. Des stroumphs avec des bonnets étranges s'affairant à je ne sais quelle tâche, des nettoyeurs de rivières, etc.

Interlude

Ah, à propos de la propreté au Japon. Avant de venir ici je ne savais pas à quel point les rues au
Japon étaient propres. Quand je dis propre c'est propre, vraiment nikel ! Mieux que la Suisse !
Malgré la très faible densité de poubelles au kilomètre carré il n'y a aucun déchet sur le sol !
Alors, soit c'est grâce à l'admirable sens civique des japonais, soit c'est grâce à la nouvelle
génération de lutins nettoyeurs. J'ai demandé à des lutins nettoyeurs mais ils m'ont affirmés qu'ils
n'existaient pas de lutins assez rapides pour faire ce travail..

Lorsqu'on a la Chance de trouver une poubelle sur son chemin, on peut faire deux choses :
1 : on a pas de détritus mais on cherche quant même dans ses poches au cas où.
2 : on a un déchet et là on doit deviner le jeter dans la poubelle adéquate. C'est facile, y a la
catégorie écrite dessus... en kanji (= idéogramme, je ferai un cours là dessus un jour tiens).
Sinon, tant qu'on ne trouve pas de poubelle on doit garder nos affaires avec nous, et ce jusqu'à
la maison s'il le faut. Là on trie aussi. C'est pas forcément marrant, surtout quand on a pas de
maison mais ça marche, la ville reste propre.
Hum.... en fait, pour être honnête, les rues sont certes nettes mais les canaux ou petits
ruisseaux qui bordent parfois les routes sont eux dégeux dégeux....

Pour revenir sur le nettoyeurs de rivières. Je dois raconter ça parce que c'était vraiment super pour mon oeil d'européen (pour la mère de la famille d'accueil c'est tout à fait normal). Dans le parc il y a de petites rivières amménagées : 30 cm de fond, 1 mètre de large et des cailloux (sûrement placés un à un). Dans une des rivières il y avait, sans mentir, 4 personnes en bottes... Un chef d'opération et 3 balayeurs. Oui, des balayeurs... Avec des balais "paille de riz" en train de s'afférer dans la rivière... Il parait qu'ils enlevaient les feuilles mortes coincées entre les cailloux.
Peut être que ça se fait aussi vers chez nous mais ça ne m'a jamais frappé.. On peut dire que les japonais ont l'art du travail bien fait. J'en connais plus d'un pour qui ce genre de détails ferait plaisir.
Le maire pourrait aussi les envoyer nettoyer les ruisseaux dans la ville tant qu'à faire. 

Après cette amusante observation nous sommes entrés dans une maison où s'effectuait la cérémonie du thé. C'était très calme dedans. Tout en bois avec un sol recouvert d'un tatami. Nous nous sommes installés, sur les genoux, ouille -ioulle -ioulle, et l'hotesse est arrivée avec le thé et son okashi (miam miam...). Nous avons essayé de respecter les règles à tenir lors de cette occasion, les gestes à faire et le paroles à dire.
Ensuite, grâce à un petit batônnet il fallait couper la gourmandise puis enfin la manger. Comme d'habitude, la gâterie présente bien, on voit que ce n'est pas la friandise de tous les jours de M. Toutlemonde. Sans rire, l'aspect est vraiment très soigné et ça donne envie.
Pendant le découpage de l'okashi l'hotesse parlait (en japonais) aux gens présents dans la salle pour expliquer l'histoire de la maison sans doute. Une 15aine de japonais l'écoutaient avec intérêt tandis que
nous, 3 gaijins, nous engagions dans la délicate découpe du délice (vu qu'on y comprenait rien) à l'aide d'un petit bâtonnet de bois. Une fois le travail effectué je tente une approche de la chose vers ma bouche. Et là : stupeur et tremblements... euh... non... bref, c'était plutôt insipide en fait.. J'ai eu l'impression de manger une fleur en fait, ce qui, après vérification, était un fait. Je me tourne vers mes collègues et je dis, hélas, "hum c'est bon". Apparemment la pensée était partagée. La conséquence de ma réplique nous a plongé dans un fou rire silencieux d'une éternité (en temps relatif, 3-4 bonnes minutes dans l'absolu). Le plus dur pour moi a été de continuer de manger le gâteau en essayant de garder un visage neutre (j'ai echoué sans doute) et ensuite d'avaler la mixture sans s'étouffer.
Je crois que si une caméra nous avait filmée j'aurai acheté la vidéo de la scène.

A peine remis de nos émotions nous sommes allés visiter l'intérieur du Kanazawa-jô. Très instructif. enfin, un peu vide mais intéressant. Je sais maintenant que le château, ou plutôt le complexe formant la place forte, a  essuyé trois incendies, et que certaines parties ont été reconstruites, tandis que d'autres pas. C'est pourquoi il ne reste plus grand chose à présent... D'après la maquette l'endroit avait l'air superbe, une remise à jour du domaine coûterait trop cher, dommage.
Ce qu'il y a "d'amusant" dans l'histoire, c'est que les ornements sur les toits représentent des symboles éloignant le feu. Comme l'a souligné Greg auprès de la guide : "ça n'a pas servi", réflexion qui aurait pu lui coûter la vie d'après le regard qui lui a répondu.

Fin de la visite, ja mata !

De gauche à droite : Stroumph paresseux, Grand Stroumph (il y a du rouge) et Stroumph.   L'hotesse et les okashis (ça pourrait être le titre d'un haiku d'ailleurs)     
Photos pour touristes... on n'y a pas échappé...
  


Sakura, Sakura...

08.04.2008 (suite)

L'après-midi j'avais rendez-vous avec les deux jeunes de ma famille : Reto, un Suisse de Lucerne qui est arrivé quasiment en même temps que moi, et Chika (orthographe approximative) une Taiwanaise qui vit dans la maison depuis un mois.
Le but était d'aller avec une amie japonaise de Chica  : Akiko (oulalala, ça devient compliqué tous ces noms), dans un quartier de Kanazawa pour jouer du Shamisen : un instrument de musique nippon.
Au lieu d'errer dans leur coin, Fréd et Greg se sont tapés l'incruste joint à nous.

Bref, nous voilà partis tous les 6 vers Higashi Chaya-gai (litt : rue de la maison de thé de l'est) : l'ancien quartier des geishas..... N.B : une geisha n'est pas une prostituée, c'est une dame de compagnie très cultivée dans le domaine des arts (danse, chant, etc.)..... Là nous sommes rentrés dans une petite maison(?)-atelier-salle de cours de shamisen. APRES avoir enlevé les chaussures ! non mais...
J'ai pu boire un super thé : Le machâ. Ce qu'il y a de bien avec celui-ci c'est qu'on est sûr que c'est un thé vert. A première vue c'est de la soupe "cresson-pomme de terre", dans la bouche ça en donne aussi un peu l'impression, mais non, c'est bien du thé. Ah, et pour faire passer le tout, hop une petite gourmandise japonaise (okashi), c'était un sucre cette fois. C'est toujours surprenant les okashis, on s'attend à un truc de fou, et puis non en fait, j'en reparlerai.

Nous sommes ensuite allé dans une salle connexe dans laquelle étaient alignés les shamisens. Et là on a fait vibrer les murs toute la nuit. Ah non, en réalité on a essayé de maîtriser la bête, terme approprié puisque la caisse de résonance est en peau de chien (oh oh oh). Si les murs ont vibré cela doit être à cause des fausses notes.
C'était en tout cas très intéressant. J'ai joué l'air de "Sakura, Sakura" : une chanson traditionnelle. (Japonaise si c'était la peine de préciser). Peut être que le nom comme ça ne vous dit rien mais je suis SÛR que vous connaissez tous.. C'était une mélodie pour les pubs de savon ou un truc du genre sur la TV francophone.. enfin bref, c'est connu en réalité. Amis musiciens, je vous laisse le soin d'essayer de tirer quelque chose de la partition, c'est en Fa dièse bémol majeur mineur, ou pas.

Ensuite, (re-)découverte de l'ex quartier des geishas grâce à une petite promenade dans ledit endroit. Pas de belles poupées de cire, ni de son, pour nous accueillir au détour d'une ruelle. Seulement de coquettes maisons faites de lattes de bois. Je ne sais pas vraiment s'il y a des habitants dans ces demeures, d'après ce que j'ai pu constater ce sont surtout des magasins des souvenirs : épiceries, bibelots, etc.

Après cette balade nous sommes allés dans la maison d'Akiko (et de ses parents). J'ai pu tester le fauteuil massant, c'était cool ! Surtout que ça commence à donner mal au dos d'être toujours assis par terre. Faudrait que j'y retourne une fois d'ailleurs.
Akiko nous a fait un curry, c'était bon. Les parents sont arrivés et là on s'est fait virer à coup de carabine. Non non, je rigole, ils étaient super contents en réalité. Ah, je vais tirer la couverture sur moi, encore. Le plus marrant est que la mère m'a reconnue ! Oui oui, elle m'a sortie son journal du jour (voir l'article précédent) et m'a dit que j'avais parlé de Sumo ! Ensuite le père est allé me chercher un poster des champions Sumotori.. C'est fou ! Je vous l'avais bien dit, on est des stars maintenant.

Enfin, pour clore la journée en beauté et rester sur le thème de Sakura nous sommes allé au Kenrokuen le parc près du Kanazawa-jô (le château pour les retardataires). Là nous attendaient de magnifiques cerisiers encore en fleurs. Du fait qu'il faisait nuit les arbres étaient illuminés, c'était magnifique. Je l'ai déjà dit ? Tant pis. Nous n'étions pas seuls. J'ai appris ce soir là que les cerisiers ne sont en fleurs que pendant quelques semaines, 3 tout au plus, et ils ne fleurissent pas dans tout le Japon au même moment. Ce qui fait que j'ai vraiment eu de la chance d'être là quant il fallait ! J'ai mis quelques photos dans la galerie. Je vais essayer de m'acheter un autre appareil un jour parce que j'étais sous équipé pour une telle occasion Frown m'enfin voilà c'est déjà ça !

Voilà cette très belle et intéressante journée s'est finalement terminée !

Ja mata !

Trois p'tits Sha, trois p'tits Sha.  Trois p'tits Sha, Sha, Sha.  Shamisen, shamisen, shamisen...   ça bosse des maths.. euh des masses..   Le Machâ et ses okashis         Hey papyyyy !        

HPIM4862.MPG


Un accueil plus que surprenant

07.04.2008

Lundi a eu lieu notre premier jour de cours. En fait ce n'était pas vraiment un cours à proprement parler. Tout d'abord nous avons eu le droit à une cérémonie d'ouverture ! C'était assez fou ! Une cérémonie pour 3 pauvres étudiants venus de Suisse.. Une cérémonie où les japonais sont en costume (et nous en chemise, ouf.).. Une cérémonie digne d'une rencontre entre présidents. Si si, on a eu le droit à un discours en japonais, mais comme on n'y comprenait rien il y avait une traductrice, enfin bref, tout ce tsoin tsoin pour nous.
Ensuite nous avons eu le droit à
une présentation vidéo de la belle préfecture d'Ishikawa et de toutes les choses qu'il est possible d'admirer.
Ah, entre temps nous avons aussi dû préparer un petit discours pour ce qui allait suivre dans l'après midi....

Le planning de la journée précisait que nous irions au batiment administratif de la préfecture d'Ishikawa (à Kanazawa) afin de nous présenter, de poser des questions (free-talk), de recevoir de l'argent (sponsor) et point. Le planning n'était pas mensongé. Cependant on n'était loin de se douter de ce qu'il allait arriver.

Tin tin tinnnnnnnnn (suspense).

Accompagnés de Yoshida-san et d'une traductrice nous sommes montés dans une petite salle dans un des plus hauts étages d'un énorme immeuble. Là nous attendaient : des chaises, une grande table sur laquelle reposaient deux drapeaux entrecroisés. Un pour la Suisse l'autre pour le Japon, la croix et le rond..
Ensuite un homme est rentré, armé. Enfin d'une caméra. D'une caméra !
Puis d'autres gens sont apparus, au total nous étions 13, bon chiffre ou pas c'était comme ça. 
Il y a eu le discours du directeur général de l'office du tourisme d'Ishikawa (avec traduction). Nos discours ont suivi. On a reçu des présents ainsi que de l'argent (ouais!). Grégory a lu le texte de remerciements et puis il y a eu les questions. Comme le dit Greg dans son blog, on s'attendait à les poser autour d'un apéritif, histoire de détendre l'atmosphère.. Mais non rien de tout ça... on est resté assis face à face et on a dû se creuser la tête pour trouver des questions un peu intéressantes, ou pas. Une question pour savoir où voir du Nô, une autre pour savoir où voir des tournois de Sumo, puis à court d'idées, on s'est mis à parler de la météo à Kanazawa.... un peu pathétique..
Ouf, on a fini par sortir !

08.04.2008 (première partie) : Des touristes superstars

Pendant que je prenais mon déjeuner le matin, la mère me donne le journal, Ô surprise (je vous laisse traduire par vous même) ! Maintenant on ne peut plus passer inaperçu à Kanazawa Cool, surtout qu'on est passé à la télé aussi : ici. Bref, c'est vraiment fou !

Shinbun.pdf
292871-TJ1.AVI


Longue journée

06.04.2008

Dimanche matin a fini par arriver après une nuit de 2h (22h-24h). Le sommeil m’a faussé compagnie le reste du temps. Petite ballade dans Kanazawa et direction l’école de langue pour le rendez-vous à 14h avec Yoshida-san notre coordinateur. Courte introduction d’une heure sur des formalités, comment créer un compte, comment se comporter dans la famille, comment ceci, comment cela... A approfondir...

Ensuite, les familles sont arrivées. Tout s’est passé très vite. Ma mère d’accueil et un autre hôte de la famille sont venus me chercher. Puis nous sommes allé dans ma nouvelle maison pour 3 mois. J’ai rencontré le père et une autre personne dans la maison. Je n'ai pas encore de photo, ça viendra. Nous sommes donc 3 jeunes et les deux parents d’accueil. Les parents ne parlent que japonais ou parfois un mélange nippon-anglais.. C’est peut-être censé m’aider..
Pas facile de communiquer pour l’instant mais j’espère que ça ira vite mieux car c’est très frustrant. Sinon au niveau de la famille j’avais quelques préjugés avant de partir car mais en fait ils sont très gentils, ils ont eu 3 enfants qui d'environ 40 et 38 ans maintenant (et plus à la maison). Je suis bien installé, pas de futon mais je dors bien, c’est le principal. Ah, et pas de toilettes high tech non plus.. arf..

Premier diner, brochettes de foies de poulet, hum… avis aux amateurs de tripous ou autres abats de choix.. je n’ai pas été convaincu mais j’ai montré que j’aimais ça, « oishii desu ». Hypocrite mais poli.
Il a eu beaucoup d’autres choses à manger. Je ne sais pas s’ils veulent m’inscrire à un concours de sumo mais à ce rythme c’est parti pour. "tabete, tabete kudasai" ("mange, mange").


Premiers pas dans Kanazawa

05.04.2008

Réveil difficile à 13h45, environ 15h de sommeil et toujours l’envie de dormir. On a raté le petit déjeuner paraît-il. Ah, et le repas aussi. Tant pis, partons à la découverte du château de Kanazawa !

Le parc est plutôt beau, d’autant plus que c’est le printemps et que les cerisiers sont bels et bien en fleurs. Beaucoup de touristes étaient là aussi pour visiter ce lieu. La seule différence c’est que nous étions les seuls touristes non-japonais… Donc une attraction aussi si l’on peut dire. C’est amusant de croiser les regards des petits enfants. On doit être les premiers « différents » qu’ils ont eu l’occasion de voir. On dirait que les poissons eux-mêmes n'en reviennent pas ! 

Après un longue promenade, riche en rencontres inattendues, nous nous sommes arrêtés manger. Là encore des habitudes à prendre. Enlever les chaussures, aller s’asseoir autour de tables basses (sans se casser une jambe, n'est ce pas Greg Wink), essayer de comprendre une carte tout en japonais. Heureusement, les photos nous aident bien à choisir parce que nos trois mots de japonais ne suffisent apparemment pas. Lors de ce repas, Frédéric a eu l'occasion de goûter une machoire de pouple crue, qui l'eut cru ! Visiblement ça ne l'a pas convaincu. Il parait que plus on le mâche et plus le pouple s'étend, donc plus il est dur de l'avaler. Ça va certainement révolutionner l'industrie du chewing-gum sous peu !
En quittant la table, on s'est tous (ou presque) tapé la tête contre le mur d'enceinte de notre "coin"... En levant la tête on s'aperçoit que ceci a beaucoup amusé un groupe de japonaises d'une autre table... Bah, on n'est plus à ça près.

           

 (Suite)