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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Annonce a la population

Comme je n'ai plus acces au reseau non protege d'un de mes voisins de chambre, je ne vais plus pouvoir publier d'article de suite... A moins que vous aimiez lire des articles sans accents.

A plus tard !


Dans les prisons de Nantes dadiloula...

03.07.2008 : Changement de décor

Me voilà donc arrivé dans la ville de Kashiwara : Osaka-fu, à la bordure de Nara-ken. Ce qui est incroyable, c'est que quelqu'un a créé une page wikipédia pour cette ville ! Bon 75'000 habitants environ, mais pour le Japon c'est vraiment un village.

Bref, avant tout, petit retour en arrière.
Le samedi 28.06 j'ai quitté ma province, pas tant décidé que ça, 
le coeur pas si léger et les bagages pas minces, j'étais certain d'aller à Kashihara. Réveillé à 7h après m'être couché à 4h le matin, j'entamais ma journée. J'ai effectué les quelques dernières volontés qui me restaient à Kanazawa : finir ma valise, écrire un article (le précédent), etc.
Pour me donner de la force la mère d'accueil m'avait préparé un bon déjeuner : bol de udon (sorte de pâtes japonaises), une grosse salade, et des pickles. De quoi tenir un bon moment.
11h30 a sonné la fin de mon séjour dans la famille d'accueil et mon départ en direction la gare. Les parents m'ont accompagnés jusqu'au quai (dont l'accès n'est pas gratuit au Japon).
Puis 11h57 le train, ponctuel à la seconde prêt, a quitté la gare...

2h30 plus tard Osaka apparaît. En sortant du train je m'aperçois de la première différence avec la préfecture d'Ishikawa : i.e. la température et l'humidité, chaud et humide : mushi-atsui. J'ai fait deux pas et déjà mon visage s'est recouvert par une fine couche de sueur. Les 20kg que je portais alors sur le dos ont peut-être favorisés l'apparition de quelques gouttes supplémentaires. Je me suis rendu au point de rendez-vous fixé auparavant par un employé de JTEKT : Niall un suisse qui travaille là depuis quatre ans après avoir suivi le même programme que moi par l'EPFL. Ce dernier m'a accompagné en train de la station d'Osaka à mon bled : Kashiwara. Ensuite de la gare jusqu'au dortoir de JTEKT où j'effectuerai ma peine pendant les neuf prochains mois...


Ok ok, je dramatise un peu. Ma chambre est pas si mal, y a un lit, une armoire, un bureau, un frigo, une TV et un raton laveur. Le lit est bien, l'oreiller en bille de verre l'est un peu moins. Les toilettes - deux de style japonais accroupis et une de style européen donc sans jet - sont à partager avec mes voisins de chambre que je n'ai toujours pas entre-aperçu, pourtant y a du bruit parfois dans le couloir. La douche est à partager avec tout le bâtiment, et bien sûr en commun. Pour ceux qui n'ont jamais vu de salle de douches japonaise (la plupart d'entre vous je pense), tout le monde est devant un miroir et se lave assis sur un tabouret. Après s'être lavé et rincé il est possible de rentre dans le bain chaud au centre de la pièce. En ressortant il faut se rincer une fois, sans pour autant utiliser de savon. Personnellement, la douche sur mon siège me satisfait bien pour le moment.


Après avoir posé mes affaires et écouté les indications du concierge Niall m'a proposé d'aller à Osaka en compagnie d'un autre ancien suisse : Robert qui lui vit ici depuis 8 ans et de la femme de Niall. Je suis donc allé avec eux pour manger au frais de la princesse JTEKT. Bref, l'accueil était plutôt sympa et la journée bien remplie avec un retour au dortoir aux alentours de minuit.

Le dimanche j'ai dormi un bon moment, puis je suis aller retrouver ma valise que j'avais fait envoyer la veille de Kanazawa. Je me serai vraiment anéanti le bras s'il avait fallu que je tire la valise sur tous les trajets du samedi. En fait, c'est la mère qui s'est chargée de l'envoi car la compagnie ne pouvait pas la prendre le matin de mon départ. Je ne savais pas que le payement du transport s'effectuait au point de départ... par suite c'est Okaasan qui a gentiment payé, ça méritait que je le souligne. Cependant, ce n'est vraiment pas cher et donc très pratique même si personne d'autre ne se charge des frais, bon point pour le Japon.

Puis je suis allé faire quelques achats dans les épiceries du coin. Là encore j'ai pu tester le mushi-atsui du Kansai qui n'est en rien comparable à celui de Kanazawa. Mon jeans me collait aux jambes alors que je sortais seulement du dortoir. Avec aucun sac sur le dos cette fois là. Puis, je suis rentré, j'ai rien fait sur mon lit, terrassé par la chaleur. Folle journée donc...

   Et j'ai eu le batiment récent !   Un couloir etroit et obscur.  


Kanazawa, c'est fini...

27.06.2008 : Une nouvelle page se tourne 

Ce samedi 28.06.2008 mon séjour de presque trois mois complets à Kanazawa va s'achever... 
Kanazawa n'est pas Capri mais c'est tout de même fini. Petit pincement au coeur...
En reprenant les propos d'un ancien étudiant de Lausanne ayant suivi le même programme : "Kanazawa est la ville qui m'a vu naître". Je me permets d'utiliser cette phrase puisqu'elle s'applique bien dans mon cas aussi.
C'est ma ville d'immersion dans le Japon, là où j'ai commencé à découvrir une culture qui m'était encore totalement inconnue, par l'apprentissage de la langue, par des activités plus ou moins intéressantes, par des rencontres, etc.

Je voulais faire un article sur la journée type à Kanazawa mais le temps a filé à travers mes doigts (belle, quoique facile, métaphore n'est-il pas ? hum bon tant pis).
Je laisse donc derrière moi une population désorientée et des filles et femmes en larmes, arf... laisser moi danser rêver. Quoique après tout, nous sommes un peu devenu des stars à présent, en comptant le nombre d'articles dans lequel nous sommes apparus. On pourrait presque créer une bande dessinée : (pour ma part)
Martine Kureman à la préfecture,
Kureman en Beethoven,
Kureman regarde des ikebanas, (ah vous savez pas pour celui là, je mettrais l'article prochainement)
...

Aujourd'hui, après plusieurs discours nous avons reçu un papier soulignant que nous avons brillamment suivi les cours à Kanazawa. Puis nous avons mangé dans l'hôtel le plus chic de Kanazawa, ou en tous cas l'un des meilleurs. Bref, beaucoup de formalités...

  

Tiens, j'ai oublié de prendre une cravate et mon costume en venant au Japon, dommage j'en acheterai un à Osaka, il va bien falloir.

Ainsi va la vie, je pars donc direction Osaka-fu pour mon dortoir d'entreprise : JTEKT (à Nara-ken) dans lequel mes habitudes vont devoir changer : se lever plus tôt, se coucher plus tôt, faire la lessive soi-même, prendre la douche avec mes copains collègues de dortoir, manger avec ceux-ci, travailler sérieusement, mettre un uniforme de l'entreprise, faire 60 minutes de trajets chaque jour (30 aller, 30 retour), rencontrer de jolies biches (Je parle des bêtes bien évidemment. Nara est réputée pour le nombre de Bambis qu'il est possible de croiser aux alentours des temples et autels), etc.
Plein de nouvelles expériences en somme.

Je vous tiendrai donc au courant dès que j'aurai des choses à raconter et dès que j'aurai un accès à internet.

D'ici là, portez vous bien et à bientôt pour de nouvelles aventures !


Beaux comme de camions

19.06.2008 - Essai de yukata

Ce jour là nous avons eu le droit de participer à l'une des activités inintéressantes de l'IFIE, j'annonce : l'essai de yukata ! Youhouhou Rintintin...

Bref, rien de folichon mais je mets quand même les photos dans l'album.

Ah, pour info, un yukata est un habit léger japonais. Ce dernier est censé arriver un tout petit peu au-dessus des pieds. Malgré ce costume permettant en théorie de se fondre dans la masse, nous avons encore réussi à attirer l'attention. Sûrement parce que certains d'entre nous - pour ne pas citer de nom - portaient le yukata, avec une certaine grâce, au-dessus du genou ou presque.
Apparemment, nous devions avoir l'air très amusants pour qu'une ribambelle de femmes - de tous âges - s'enchainent pour se fendre la poire et retourner rire devant leur activité première : la causette (oh oh oh).

Il y en a qui souffrent :)   Y en a un qui fait le bobet, je vous laisse trouver qui. (psst à droite)      Drôle de zoo


Une affaire qui tombe à l'eau...

04.06.2008 : le grand plongeon... pas de bol

Ce mercredi là a eu lieu la troisième séance de poterie. En tout, nous avons en avons eu trois, l'objectif était de façonner, à partir d'un bloc d'argile, un bol pour boire le thé : chawan.

Les deux premières séances étaient amusantes, elles me rappelaient celles de mon enfance où je modelais alors dinosaures, tasses ou autres oeuvres inégalées en compagnie de ma fratrie et de ma tante, l'Initiatrice (qui se reconnaîtra).
Entre deux étapes du modelage le Sensei nous racontait des histoires, à l'époque peu compréhensibles il faut l'avouer. Comme je l'avais déjà dit, l'artiste avait senti mon caractère hardi par l'aspect de mon ébauche de bol.

La troisième et ultime séance, récupération de notre oeuvre cuite et peinturlurage du tout. Sauf que la peinture ne s'applique pas avec un simple pinceau, non non, il faut effectuer une série de manipulations périlleuses pour la vie de notre chawan.
En effet, après avoir choisi la ou les couleurs désirées il faut :
1 : remuer la sauce, avec la main parce que c'est plus rigolo.
2 : remplir le bol de couleur.
3 : vider le bol sans que ça touche la surface extérieure.
4 : plonger le bol mais pas entièrement en le tenant par un rebord minuscule qu'il aurait mieux fallu faire plus grand avant.
5 : sortir le bol sans que les doigts glissent du rebord.
6 : poser le bol sur ce petit rebord sans utiliser la deuxième main.
7 : mélanger la couleur de la deuxième bassine.
8 : plonger le bol de la même manière que précédemment sur 2 - 5 cm, selon ce que l'on souhaite obtenir
. En faisant attention à ne pas le faire tomber.
9 : Ah ! Raté, il est tombé....
10 : Bon ben s'excuser auprès de l'assistante qui assurait la séance du jour et qui dit essayer de faire son possible pour sauver l'affaire.

Finalement, encore une fois, tout est bien qui finit bien. J'ai reçu mon bol cette semaine et finalement il est pas si mal ! Je vais enfin pouvoir le sortir : j'ai eu du bol !

Le Maître   Pourquoi tu te marres Greg ?   Un bols, des beaux   Tistou les pouces gris  

PS : Aujourd'hui c'est le demi-anniversaire de mon frère ainé, et le mien aussi par conséquent. Joyeux 1/2 anniversaire Antoine !