Le mystère de la chambre jaune
01.11.2008 : Surprenante découverte après 4 mois
Avant de me lancer dans le récit de mon excellente semaine de vacances avec mes parents je fais une petite parenthèse à propos de mon surperbe dortoir nouvelle génération.
Un beau samedi de ce mois de novembre, un jour où, au lieu de parcourir la campagne nippone, je réccupérais des efforts accomplis durant une semaine de travail acharné (...), j'ai fait une découverte pour la moins surprenante.
Après un réveil spontané dès l'aube, aux alentours des douze coups de midi, je suis sorti de mon lit. Après une mise en route de la machine Pendleton je me suis décidé à sortir de ma chambre vers les 14h pour faire chauffer mon repas du matin et profiter de la rosée de matinale.
Je me suis donc dirigé vers la sympathique cuisine dans laquelle, comme chaque samedi, l'ambiance est surchauffée. Impossible de mettre un pied devant l'autre sans qu'un joyeux drille vous interpelle et se mette a blaguer avec vous.
A la fin de cette longue traversée j'arrive enfin devant le micro-onde laissé à disposition (ils sont sympa chez JTEKT) et je tourne le minuteur jusqu'à 1 minute.
C'est alors que m'est venue une étrange idée. Je me suis éloigné de deux pas du micro-onde pour regarder le réfrigérateur lui aussi laissé à disposition pour ceux qui n'en ont pas (personnellement en tant que stagiaire je suis gâté, j'ai la TV et le frigo, mais ce n'est pas le cas des autres). Poussée par un élan de curiosité voilà que ma tête se tourne vers la gauche jusqu'à ce que mes yeux s'arrêtent sur une inscription sur laquelle mon regard ne s'était pas encore posé avec intérêt.
Ne sachant alors décrypter que deux kanji (caractères chinois (parce que rappellons qu'une partie de l'écriture japonaise vient de la Chine voisine)), j'ai compris que dans cette salle (室) devait se trouver un endroit amusant (楽). Cepedant, sachant que le kanji 楽 est aussi utilisé dans le mot 安楽死 qui signifie euthanasie j'avais des raisons de craindre le pire !
Par suite, tel Indiana Jones, j'ai surmonté mes appréhensions et j'ai ouvert cette porte mystérieuse m'apprêtant à decouvrir une arche perdue dans ce temple maudit signant ainsi la dernière croisade de mon corps et de mon crâne, de crystal.
La porte à demie-ouverte, ou a demie-fermée, j'ai pu constater que la pièce était vide. Jusque là, rien de surprenant... puisque tout le monde faisait la fête dans la cuisine n'est ce pas.
Après m'être assuré qu'il n'y avait pas de pièges qui s'activeraient en franchisant le pas de la porte, j'en ai vite fait le tour me permettant ainsi de constater que c'était bel et bien une salle de jeu. Tout comme le billard dont j'avais auparavant fait mention cet endroit aussi semble quelque peu délaissé.
Je me suis mis à rêver de cet âge d'or durant lequel les occupants du dortoir profitaient de ses endroits sociaux. Ainsi, afin de laisser une trace de vie en ce lieu, j'ai gravé avec soin mon nom, prénom sur les murs puis j'ai ajouté la date au cas où, dans vingt ans, une autre âme egarée viendrait à entrer en ce lieu.
-
18 Novembre 2008 à 16:51 dans
- Kashiwara




















