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Ichinen kan 日本 no ryokoo

4 jours

28.09.2008 : La grande évasion

Voilà, tout est programmé, demain lundi, j'achève la mise en place des derniers préparatifs pour ma mission secrète.

J'ai fini la modélisation de mes mannequins en papier mâché il y a une heure, j'en placerai un dans mon lit mercredi soir et un autre sur une chaise dans mon laboratoire où il ne se passe rien de recherche avancée. Pour celui sur la chaise j'ai placé un ressort en guise de cou. Mon clone aura donc un hochement de tête régulier mimant une réflexion intensive permettant une compréhension lente mais sûre du sujet. J'ai bon espoir que personne ne remarque la différence. En effet après trois mois d'entrainement intensif dans cette position ils ont fini par s'habituer à me voir ainsi posé avec ce regard sérieux. Ils risquent peut-être juste de se demander pourquoi je fais des heures supplémentaires. Enfin, à mon avis je serai déjà revenu avant que l'idée de venir me parler ne leur traverse l'esprit. Ah non, c'est vrai mon supérieur à pour habitude de venir vers moi pour me poser des questions ou faire des commentaires  pour lesquels il me suffit de répondre par l'affirmative. Dans ce cas j'ajouterai demain une nouvelle fonction à ma création. Elle sera alors programmée pour dire un "HAI" ("OUI") déterminé à toute interrogation entendue.

Je quitterai ma chambre mercredi soir à 22h, je déconnecterai les caméras de surveillance grâce à la télécommande EMP qui brouillera les télécommunications vers la vigie le temps que je quitte le secteur. J'embarquerai ensuite dans un train de bestiaux dans une gare isolée entre deux champs de riz blé (c'est mieux quand ça rime). 

J'arriverai dans une petite ville du nom de Tokyo le lendemain matin, jeudi, à l'aube. Je me faufilerai alors dans le train d'atterrissage d'un Boeing ou autre volatile qui me prendra sous son aile. Il risque de faire frisquet, j'essayerai de penser à la Liberté pour tenir le coup.
J'arriverai incognito le soir à Genève.

Je passerai quelques jours en Suisse pour regagner en 4 jours les 6 kg que j'ai perdu depuis avril. Un challenge que je dédierai en l'honneur de Marco (faudra vous creuser les méninges pour la comprendre celle-là).

Je repartirai de Suisse le lundi midi pour arriver dans l'Empire le mardi matin.


Bon à quelques détails prêts, je rentrerai bien en Suisse de jeudi soir à lundi midi, j'aurai par conséquent bel et bien 2 jours et demi de trajets pour 3 jours et demi de séjour.
Ce n'est pas que j'ai le mal du pays, le Japon me plait bien malgré tout (parce qu'il n'y a pas que le travail dans la vie),  mais c'est qu'il y a la remise de diplôme ce samedi 4 octobre et j'ai pris la décision de rentrer pour célébrer cet événement avec ma famille.
Mon plus gros défi sera de garder les yeux ouverts durant les divers discours déclamés tout au long de ce cérémonie. Si je venais à m'endormir mon troisième mannequin sera automatiquement activé pour chercher  à ma place mon diplôme.


Quand vient la fin de l'été

20.09.2008 : Courte page de publicité

Après quelques temps de silence, je sors virtuellement de mon ermitage.
Des nouvelles j'en ai, mais la flemme j'en ai aussi... Ce qui fait que le temps passe et  que rien de neuf n'apparait sur mon blog. L'araignée du web est venue tisser un début de toile. Seulement voilà, je suis là et je veille. La pauvre bête se croyant seule n'a pas eu le temps de prendre ses 8 pattes à son cou pour s'envoler à tire d'aile. Normal, elle n'en a pas me direz-vous, certes.

Bref, quoi de neuf sous le soleil d'Acapulco ? Eh bien, je n'en sais rien, je n'y suis pas.
Par contre je peux vous parler de celui de Kashiwara. Bon ça peut sembler être un sujet inintéressant mais pas tant que cela, j'espère. Le mois de septembre est connu au Japon pour être la période où les marionnettes ont la vedette. Car comme on le dit souvent : "un typhon font font les petites marionnettes".
...
Hum, donc cette semaine il a plu tous les jours. Puis le typhon est passé et aujourd'hui samedi il fait très beau très chaud. Osaka est apparemment relativement à l'abri de ce dérèglement climatique. Par contre il semblerait qu'à Kyushu ce ne soit pas le cas, enfin, là encore je n'y suis pas donc tout va bien pour moi.

Si ce n'est que, peut être par la faute d'un augmentation importante du taux d'humidité ambiant, une espèce de moustiques jusqu'alors encore inconnue est apparue et n'a pas attendue mon accord pour découvrir mon corps. Et ce avant que je fasse leur connaissance, quelles drôles de manières...
Je me suis donc réveillé un matin avec une vingtaine de piqures de 5cm de diamètre réparties sur bras, jambes et dos. Je peux vous dire qu'il n'y a pas que la guitare qui me démange, et que ça ne me gratte pas qu'un peu.
Je me suis vengé le lendemain en en tuant deux dans la même soirée, avec un plaisir immense ! Ce n'étaient sûrement pas les mêmes que la veille, mais sans doutes leurs frères soeurs.


Suprise samedi

23.08.2008 : Mais où suis-je ?

Ce matin, vers 10h30, alors que je me reposais encore, j'entends une sonnerie dans les couloirs. Puis une voix. Je ne fais aucun effort pour essayer comprendre sachant que d'une part mes chances de saisir quelques bribes d'explications  étaient moindres et que d'autre part mon oreiller rappelait mes oreilles près de lui.

Ainsi, après quelques minutes de monologue je me rendors en me disant que c'était quand même bizarre que le facteur vienne réveiller tout le monde un samedi matin.

Puis, 30 minutes plus tard, le revoilà ce satané facteur ! Non-content d'avoir déjà effectué une première prestation, il en remet une couche ! Et ce, plus fort ! Ensuite, parce que personne ne venait lui ouvrir, il s'est mis à sonner comme un sourd.

Au bout d'un petit moment, mon cerveau, travaillant encore au ralenti (oui à 11h), me dit que cette sonnerie n'est pas commune et ordonne à mes jambes d'opérer un déplacement vers le couloir pour s'assurer qu'il n'y ait rien.

Je m'habille rapidement et j'ouvre la porte. Je vois un gars qui passe avec un extincteur, puis d'autres qui sortent gentiment par la porte réservée aux sorties d'urgences. Quelqu'un me repère et me dit "rapulapulamétakayalé", enfin ... un truc du genre. Bref, vu la motivation de tout le monde pour sortir je me dis que c'est sûrement un exercice en cas d'incendie.

Ne pouvant plus me cacher je suis le mouvement. Après un petit tour par l'extérieur nous rejoignons l'entrée principale où nous devons nous diviser en petits groupes, ici les gens d'higashi, là ceux de naka, etc. C'était donc bien un exercice. Pendant 30 minutes des gens ont fait des discours. Nous avons aussi eu le droit à une démonstration sur comment éteindre un feu. C'était très instructif ... Je blague bien sûr.

Bref, après ce réveil surprise nous avons pu rejoindre nos chambres jusqu'à 12h, heure à laquelle aura lieu la fête (non-obligatoire) de bienvenue aux nouvelles recrues de JTEKT. Incroyable n'est ce pas ? Une fête ! Dans le dortoir !


Je me suis donc rendu dans le réfectoire où les organisateurs avaient rangé toutes les tables, chaises et avaient posé des bâches, boissons et nourritures sur le sol. Un pique-nique en intérieur en bref.
C'était assez sympa et très inattendu. Il y a certainement eu une annonce au préalable mais j'ai du passer à côté à ce moment là.

Mis à part manger et boire nous avons eu des jeux.
Le premier demandait à assembler le plus rapidement possible un roulement à bille. Oui, il ne faut pas oublier que nous sommes dans une entreprise spécialisée dans ce domaine.
Ensuite le deuxième consistait à placer deux équipes de 4 personnes face à face et d'apporter à chacunes quatre choux à la crème (un par personne). Sur les quatre choux d'une équipe, un était piégé, au lieu d'être fourré à la crème il y avait du wasabi - pour ceux qui ne connaissent pas le wasabi est un condiment japonais très fort. Devinez qui de mon équipe à eu le choux piégé ? Chaque équipe devait trouver qui de l'équipe adverse avait mangé le choux à la crème verte. Ce n'était pas si facile.
Le dernier jeu était le Bingo ! Si si c'est vrai ! Chacun à eu le droit à son petit ou très beau cadeau. Personnellement c'était un petit cadeau, j'ai reçu un million de yens ... mais factice. D'autres ont eu le droit à un slip rouge inspiré des sous-vêtements japonais de l'époque Edo, des produits pour le ménages, ou différents jouets pour enfants, ou adultes.
Finalement nous avons tout rangé une fois le Bingo terminé.

Encore une fois c'était une bonne surprise. Décidément je n'ai pas fini d'en apprendre sur le Japon !


Voyages voyages !

20.08.2008 : A l'Aso de Kyushu

Comme vous le savez déjà, la semaine passée, du vendredi 9 août au dimanche 17 du même mois j'ai eu ma première semaine de vacances (obligatoires). Les photos peuvent être vues ici.

Je crois que depuis début juillet nous - Frédéric, Grégory et moi-même - parlions de ce voyage. Cependant, s'entendre à trois sur une destination ce n'était pas si simple, d'autant plus lorsque 500 km nous séparent les uns des autres, enfin surtout moi des deux autres puisque je suis vers Osaka et eux vers Tokyo. Nous avions opté pour Kyushu en passant par Hiroshima. Finalement Grégory s'est retiré et nous avons du remanier un peu les objectifs. Nous avons radié mis de côté Hiroshima (hum), et nous avons choisi quatre différents lieux sur la belle île de Kyushu : Nagasaki, Kumamoto, la région du mont Aso et enfin Fukuoka/Hakata.
Ces trois derniers noms ne vous disent rien ? Pas étonnant. Je dois dire qu'avant de venir au Japon je ne les connaissais pas non plus...
Mais alors pourquoi diantre avons-nous choisi ces destinations ? 


Agrandir le plan

Patience, patience...

Le mardi 12 je devais retrouver Frédéric dans le nozomi 9 partant de Tokyo et s'arrêtant à Shin-Osaka (au nord d'Osaka), Shin-Kobe, Hiroshima, d'autres villes et finalement terminus à Fukuoka/Hakata. J'avais prévu d'arriver 30 minutes avant que le shinkansen - le TGV made in Japan - n'entre en gare de Shin-Osaka, histoire d'espérer pouvoir m'asseoir dans ce fameux train. Eh bien j'avais eu une sacrée bonne idée ! Je suis rentré le premier dans mon wagon et j'ai pris d'assaut la première place en vue !


Ah, je dois maintenant expliquer un point sur la façon de voyager à la japonaise, pour que vous compreniez pourquoi cette première aventure fut un exploit.
Au Japon il est possible de prendre plusieurs types de billets de train, les billets avec siège réservé, les billets avec siège non-réservé. Le prix des uns est légèrement plus élevé que le celui des autres mais il assure une place assise. Dans l'autre cas, le billet est valable pendant 12 jours par exemple et il permet de prendre n'importe quel train (correspondant au trajet payé) tout en ajoutant une part de suspense quant à savoir si son séant sera confortablement installé ou s'il faudra rester debout pendant son déplacement.
Le billet avec siège réservé est particulièrement adapté lorsque l'on sait que la période du voyage est inclus dans les vacances nationales (obligatoires (tiens, il y a de l'écho)) et que le Japon est un pays de pas moins de 127,4 millions d'habitants. Cependant, pour avoir la chance de pouvoir acheter un tel billet il faut s'y prendre tôt, très tôt... Un japonais s'y prendrait un mois ou deux avant. Un européen, lui, 1 semaine avant.
Nous n'avions donc pas de réservations faites à l'avance mais beaucoup de chance. En effet, tous deux avons réussi à nous asseoir pour nos 2h30 de voyage en partance de Shin-Osaka. Un exploit je vous disais.


Bref, nous sommes bien arrivés à Fukuoka/Hakata vers 12h45, mais cette ville étant la dernière de notre programme nous avons pris une correspondance pour Nagasaki nous faisant finalement arriver environ 3 heures plus tard.

12.08.2008 - 13.08.2008 - Nagasaki

Nagasaki nous paraissait intéressant historiquement par rapport à l'histoire du gros monsieur dit : "Fat Man" qui, en l'espace d'un instant, a rasé un grosse partie de la ville, anéanti 75'000 sur 240'000 habitants et a infligé des années de souffrances aux survivants ainsi qu'aux générations suivantes.
Cependant, il s'est avéré que Nagasaki n'est pas seulement une ville intéressante pour cet événement du 9 août 1945. En effet, la ville a été, en 1571, le premier port du Japon permettant des échanges avec l'Europe. Ceci a apporté des modifications culturelles intéressantes qu'il n'est pas possible de voir dans les villes telles que Kyoto, etc. qui sont d'avantage dans les terres et qui n'ont donc pas été autant en contact avec l'Homme des pays extérieurs.

Je dis bien qu'il est possible de noter quelques différences mais la ville reste tout de même bien japonaise. Par exemple, à Nagasaki aussi les bars comme en Europe n'existent pas. Le mardi soir nous avons erré dans des rues plus ou moins glauques sans trouver autre chose que des "snack bars" (bars à hôtesses, pour discuter, ou plus selon l'établissement), des restaurants ou des izakayas. Finalement nous avons fini par retourner à l'hôtel et regarder le guide touristique, puis nous sommes allés dans un des bars conseillé. Ce dernier était, sans grande surprise, un endroit pour touristes, mais acceptable. Le mercredi nous avons essayé un deuxième bar conseillé mais il était pour le coup vraiment pour touristes, nous sommes retournés au premier où ce soir là l'ambiance était meilleure.

Après deux/trois jours la ville m'a laissé un très bonne impression. Quelques endroits sont plutôt plaisants et la ville est intéressante. Nous avons d'ailleurs fait beaucoup de visites. Tel que l'immanquable musée de la bombe qui, je dois l'avouer, m'a remué le coeur lors de la lecture des témoignages laissé par des rescapés. Ou encore l'ancien quartier hollandais, des temples chinois, etc.
Nous sommes parti le jeudi matin, après une dernière visite de temple (quelle surprise), pour la deuxième étape.

Un des nombreux ponts en pierre de Nagasaki   Lampions   Torii rescapé de la Bombe. L'autre moitié à été soufflée.   Point G, euh, non hypocentre de l'explosion.   Le parc de la Paix et son Apollon. Je vous laisse deviner où.

14.08.2008 - Kumamoto

Nous sommes arrivés à Kumamoto vers le début d'après midi, après un solide repas nous avons déposé nos bagages dans une consigne et sommes parti en direction du château de la ville. Nous avons pris plusieurs photos et après quelques heures nous sommes allés dormir dans notre premier minshuku. Un minshuku est une maison d'hôtes avec chambre de type japonaise (tatamis et futon), tenu par un couple, c'est assez bon marché. Il parait qu'en général il est possible de manger dans ces établissements cependant nous n'avons pas posé la question. Aussi, la chambre étant petite nous avons préféré manger dehors. Après le repas nous avons revêtis notre pyjama fourni par l'établissement et nous nous sommes couchés tôt en prévision de la longue journée nous attendant.

Une autre partie du château ainsi qu'une vue sur les murailles au design réfléchi   Kumamoto-jô   Entre terre et eau      Frédéric et moi en faux yukata dans le minshuku de Kumamoto  

15.08.2008 - La folle ascension du mont Aso !

Ce matin là, vers 6h30 le réveil a retenti. Après nombreux grognements et étirements nous avons fini par nous lever puis partir à l'assaut du mont.

Vers les 10h nous sommes arrivés au village du nom d'Aso. De là, un bus nous a conduit jusqu'au magasin de souvenir du coin, qui sert aussi de point de départ pour un téléphérique reliant deux points ridiculement proches. Voyant cela d'une part et aussi que le peuple dans la beine était compressé comme des sushis dans un bentô nous avons préféré montrer qu'il était possible de faire le même chemin à pied !

Par suite, ce fût à la force du mollet nous avons fait quelques détours par-ci par-là avant d'arriver à l'attraction phare : le cratère ! C'est là que les japonais vont, et pour la plupart c'est la seule chose qu'ils voient. Ils arrivent par le téléphérique ou par la voiture qu'ils ont garé 10 mètres à côté, vont vers le cratère fumant, prennent leur photo, achètent leur okashi souvenir et redescendent. Mais n'ayant pas fait toute cette route pour rien, Frédéric et moi-même avons eu la très bonne idée de faire une balade supplémentaire autour de cet impressionnant cratère. A propos c'était ma toute première fois, oui ma toute première fois que je pouvais en contempler un, alors autant faire durer le plaisir.

Alors que nous marquions une courte pause afin de faire une photo et s'hydrater le goulot, voilà t'y pas qu'un individu à lunettes monte vers nous par le seul et unique chemin ascendant. Lors de son approche, ma fantastique mémoire visuelle ... ah, je reviens, mes chaussettes viennent de craquer ... ma fantastique mémoire disais-je, m'a fait penser que ce personnage m'était déjà apparu. Cependant, à cause de son début de discussion dans un anglais sans accent parasite mon impression est retournée d'où elle venait - pour autant qu'il y ait une place pour les impressions.
Après quelques échanges banals il s'est avéré que celle-là était bonne ! Je l'avais déjà vu ce gars là, et vous savez où ??? Ben non, vous ne savez pas. Ok, ok, je vais vous le dire : à l'EPFL ! OUI A L'EPFL !
Romain de son prénom est de la même volée de diplômés que moi, ce dernier était dans la section électricité et nous avions quelques cours en commun à l'époque. Il venait au Japon pour faire un voyage en solitaire avant de commencer son travail en Suisse. Je ne le connaissais que de vue. Une rencontre plus qu'improbable qui renforce l'expression : "le monde est petit".
Nous avons donc continué la balade à trois.

Encore aujourd'hui, je crois que mon meilleur souvenir de ce voyage à Kyushu est le mont Aso et les paysages que j'ai pu admirer sur les crêtes du Nakadake. D'autant plus que les gaz sulfurisés rejetés par le volcan resteront imprégnés dans mes poumons.

Nous sommes redescendu par un autre chemin que celui emprunté pour la montée. Malheureusement, à cet endroit, il n'y avait pas de bus pour nous transporter vers la gare du village d'Aso. Après avoir savouré une glace bien méritée nous avons entrepris de descendre une route en espérant arriver à Miyaji (à l'Est d'Aso) avant que le tonnerre qui grondait alors n'éclate et ne déverse sa pluie sur nous.
Plus nous marchions et plus la fréquence des grondements augmentait. Nous avons donc tenté le tout pour le tout : faire du stop ! Après plusieurs essais infructueux, une voiture s'arrête enfin. Après les plusieurs grosses voitures quasi-vides étant passées sans ralentir voici que c'est celle de quatre jeunes japonais sur-motivés qui nous est proposée pour nous déposer.
Nous avons bien sûr accepté.
Apparemment l'aventure pour ces jeunes était aussi extraordinaire. A l'arrivée nous avons eu le droit à la photo de groupe, puis à des "bai bai" (bye bye) répétés jusqu'à ce que la voiture ne deviennent qu'un point à l'horizon.

Ces émotions, mais surtout 5h de marche, nous ayant creusées l'appétit, nous sommes allés vers un restaurant d'Aso. Ce n'est qu'une fois installé que la pluie s'est mise à tomber comme vache qui pisse à verse. Nous avons évité une sacrée douche. Pour fêter ça, nous avons arrosé notre repas à la bière, la boisson des sportifs.

A la fin du repas, le temps ayant passé bien vite, nous avons fourni le dernier effort de la journée en courant vers la gare. Malgré un détour du à une perte du sens de l'orientation nous avons, Frédéric et moi, réussi à attraper le train de justesse. Romain restait à Aso pour continuer sa route de son côté. Comme dirait un célèbre indien du XXième siècle : "Chacun sa route. Chacun son chemin. Passe le message à ton voisin".

En arrivant à Kumamoto pour passer la nuit nous avons pu admirer nos coups de soleil respectifs.. Oui, j'ai eu mal.. Maintenant je pèle, les japonais font semblant de pas voir que j'ai des lambeaux qui se détachent du front. La lotion japonaise pour après coups de soleil ne m'a servi à rien, la Biafine m'a manquée..

Cratère fumant du Nakadake   J'aime ces couleurs      Rencontre imprévue de Romain !   OUILLLLLLLLE !!!!
Sombre fleuve   Photo souvenir avec les d'jeuns sur-mot' ;)   Restaurant assis à Aso

16.08.2008 - 17.08.2008 - Fukuoka/Hakata

Avant de partir pour notre dernière ville nous sommes allés visiter le jardin de Suizenji à Kumamoto... On aurait pu s'en passer car finalement il ne valait pas tant le détour.

Fukuoka/Hakata, une ville, deux noms. Hakata c'est pour la gare du shinkansen, Fukuoka c'est pour le reste. D'après mon guide cette ville est issue de la fusion entre les deux. Pourquoi les deux noms sont restés ? Je ne sais pas... 

Nous n'avions pas grand chose à voir dans cette ville en réalité. J'avais mal lu le guide, peut être que mes yeux se sont focalisés sur la réputation des ramens (sortes de nouilles dans un bouillon) de Fukuoka, censées être les meilleures du Japon, ou alors sur le passage mentionnant que les filles de Hakata sont les plus belles du pays.

Nous avons donc fait un tour du grand complexe commercial de la ville, et comme c'était la seule activité de la ville nous nous sommes perdus dans une salle obscure pour voir un sombre film (américain) dont je ne citerai pas le nom pour ne pas lui faire de publicité.

Enfin, nous sommes allés manger des ramens ! Ouais ! Mon guide ne mentait pas, les ramens de Fukuoka étaient VRAIMENT excellentes. C'était aussi la première fois que j'ai pu manger en terrasse au Japon.
Après avoir fini notre bol, un grand-père japonais nous a complimenté sur notre façon d'apprécier la nourriture de sa ville. Puis sa famille l'a rejoint et ils se sont assis à la même table que nous. C'était encore une bonne expérience et de bons souvenirs.

Sinon, par rapport à la vie nocturne de Fukuoka, eh bien là encore une surprise, cette ville est bien vivante !

Le lendemain nous avons conclus notre séjour en ville par la visite de deux temples (oui, encore), puis nous sommes allés prendre le shinkansen. Nous étions dans la gare à 13h et on espérait prendre le train de 13h30. C'était sans savoir que le dimanche de la fin des vacances communes à la plupart des japonais, tous ceux qui ne sont plus en vacances rentrent dans leur contrée respective ! Ainsi, à 15h30 nous avons enfin pu entrer dans le train nous ramenant à bon port ... euh, bonne gare.

      Je l'aurais bien adopté   Foule   Ravitaillement : boissons et ... okashi !


Préparatifs de départ

07.08.2008 : Enfin du travail ! enfin ...

Demain vendredi débuteront mes premières vacances que je vivrai en tant qu'employé fourbu par des journées riches en activités cérébrales. Enfin, ceci à plus ou moins de choses près.

Mais la question n'est pas encore à la rigolade ! Il reste encore un jour et des poussières. Tiens, d'ailleurs il est là le problème : les poussières.
Nos amis de chez JTEKT n'aiment pas laisser vagabonder les moutons sur les verts pâturages de son terrain. Ainsi, deux jours sont requis pour traquer ces ignobles bestiaux. Cela donne une bonne occasion pour tous de ne rien faire pouvant contribuer 
à l'avancement de son projet (si par chance ils en ont un) et de ranger lentement ses petits papiers trainant à gauche à droite.
Histoire de rationnaliser un peu, c'est sûrement une bonne chose de ranger de temps en temps les laboratoires dans une entreprise. Je ne vais donc pas trop critiquer ce point.

Bref, ce matin vers les coups de 10h30, mon chef m'appelle et me raconte avec sa façon détendue habituelle (un peu comme si une bombe allait exploser sous peu) qu'il va falloir commencer le fameux rangement du printemps d'été. Je me lève donc pour l'aider dans ces tâches.
La premi
ère consistait à enlever des étiquettes sur des classeurs qui trainaient dans un coin. Ensuite je l'ai accompagné pour chercher des cartons puis nous avons remplis ceux-ci avec de vieux magazines. C'était super. Une fois ceci fait, mon chef me dit de le suivre et me voyant arriver la tête nue il rajoute "n'oublie pas la casquette". Oui oui, le truc que j'avais mis pour faire le clown sur les photos et qui se repose sur mon bureau depuis lors. J'ai donc chaussé ce couvre-chef sans lequel Dieu sait ce qu'il me serait arrivé : éborgné par une météorite qui foncerait sur moi, ou par un rayon laser réfléchi par un satellite.. enfin.. un truc terrible sans doute. Bref, je vous passe sur la suite tant que l'histoire était passionnante. A midi le rangement était fini, je suis retourné sur mon PC pour regarder mes mails mon programme en C.

Demain soir mes vacances d'une semaine commencent, direction Kyushu avec Frédéric.
Pour toutes mes fans, soyez patientes je reviendrai !

PS : Pour ceux qui ont remarqué et qui se poseraient la question, non, je ne fais pas exprès de publier mes articles tous les jours se terminant par "7". Mais c'est en effet amusant.