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Ichinen kan 日本 no ryokoo

Cotillons, serpentins et confetti. Youpi !

06.01.2008 : Périodes de fêtes au Japon

Bonne année chères lectrices et chers lecteurs !

Comme vous vous en êtes rendu compte j'ai malheureusement perdu un peu le rythme de mise à jour de mon blog. Le fait est que le temps me manque, car entre des repas entre amis et autres sorties ayant eu lieu durant tout le mois de décembre je n'ai pas pu me mettre devant mon ordinateur pour rédiger un nouvel article. Pourtant, une fois de plus, ce n'est pas les idées qui me manquent. Bien qu'étant maintenant depuis plus de 9 mois au Japon je ne cesse de découvrir des choses.

Je reprendrai le récit des vacances de novembre si possible un jour ou l'autre. Hélas plus le temps passe et plus cela devient difficile.

En attendant je vais vous parlez brièbvement de Noël et du Nouvel An au Japon.

24.12.2008 au 25.12.2008 : Noël

Noël étant une fête originaire d'Europe, son importance est moindre au Japon. Quand je dis moindre je mesure mes mots. D'une part, le 24 et même le 25 ne sont pas des jours fériés pour le peuple nippon (mis à part le milieu scolaire). Ainsi, le 24 décembre on ne sent pas l'excitation crépiter dans l'air, on ne voit pas les regards qui brillent, les bouches qui salivent, les gens filant acheter les paquets manquants, etc.
Le 24 reste un jour comme les autres, un autre lundi au Soleil.

Les japonais qui n'ont personne avec qui fêter n'ont pas l'air de s'en soucier tellement ou alors ils cachent bien leur jeu. J'ai parlé le lendemain avec un des résidants au dortoir un peu plus ouvert que la moyenne, il m'a raconté qu'il s'était bu une bouteille de champagne dans sa chambre au dortoir... seul ... *Pop*... ... c'est la fêêêête !
Pour ceux qui sont parents, ils rentrent généralement plus tôt chez eux et restent en famille. Le lendemain ils ouvrent les cadeaux, ou plutôt ils regardent leurs enfants ouvrir leurs cadeaux parce qu'il n'y a pas l'air d'y avoir vraiment d'échanges. D'ailleurs, je pense que seul les enfants en dessous d'un certain âge ont le droit aux cadeaux mais peut être que je me trompe.
De mon côté j'ai pu éviter la routine train-boulot-dodo en allant manger avec des amis dans un très bon restaurant. Très bon c'est un euphémisme car entre amuse-bouches de saumon cru, demie-langouste sur une sauce au safran, viande de première qualité légèrement grillée, accompagnée de ses petites pommes de terres sautées, etc. vous pouvez imaginer que ce n'était pas un repas qu'on me sert dans mon dortoir !

Le 25 au matin, même histoire, personne ne se regarde, personne ne se parle. La première personne qui m'a souhaité de vive voix Joyeux Noël en cette matinée du 25 décembre c'est un étranger (i.e. non japonais) que je croise rapidement tous les matin en montant dans le train alors que lui en descend. Ah, en y réfléchissant c'est aussi la dernière car les suisses avaient pris des vacances...
(J'ai dit "de vive voix", j'entends de face à face, mais j'ai bien évidement aussi eu des appels téléphoniques et email, merci à ceux qui ont pensé à moi).

Qu'est ce que ça fait de travailler un 25 décembre ? Ben rien en fait... vu que tout le monde fait la même chose. En plus j'avais réellement quelque chose à faire, donc la journée est passée assez vite, avec même un peu de stress. Je dois quand même avouer que de ne pas être avec sa famille laisse un sentiment de manque. J'ai essayé de le combler en me chantant des chants de Noël passant en boucle durant cette période : "L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud" et autres incontournables.

Voilà, si vous ne connaissez pas le Noël nippon et que vous auriez eu envie de savoir comment cette grande fête familiale y est fêtée, maintenant vous savez. Qu'en est-il du nouvel an ?

31.12.2008 au 01.01.2009 : Réveillon et jour de l'An

Depuis plusieurs mois je tenais pour acquis que le passage de la nouvelle année était une fête bien plus célébrée que Noël au Japon. Eh bien, après avoir vécu un nouvel an nippon à 100% je peux vous dire que c'est vrai. Sauf que "plus célébrée" ne signifie pas que les gens boivent jusqu'à s'en rater les jambes rendre malade, hurlent dans les rues et s'endorment sur le macadam. "Plus célébrée" signifie que les japonais rentrent tous dans leur famille, qu'il leur faille parcourir 10 ou 1'000 km.

Le soir du 31 ils ont le choix entre rester devant la télévision regarder le foule grouillante dans les différents temples du pays, ou bien sortir de chez eux et rejoindre les autres sushi entassés dans ces lieux sacrés (N.B : on dit serré comme des sushi en japonais au lieu de comme des sardines). Là ils réalisent leur première prière de l'année : le hatsumōde. La pratique consiste à - comme tous les autres jours - jeter une pièce dans un bac, taper dans ses mains et sonner la cloche et faire un voeux s'ils sont dans un temple shinto, ou faire des prières silencieuses - après avoir acheté un bâton d'encens et jeté une pièce dans le bac - s'ils sont dans un temple bouddhique.

N'ayant pas de famille au Japon j'ai fait un autre programme de mon côté. Je ne pouvais pas rester au dortoir puisque d'une part plus personne n'y séjournait et d'autre part l'eau chaude de la douche était coupée et surtout parce que le dortoir c'est glauque de toutes façons.
Le 31 au soir j'ai choisi la solution : aller au temple. Malheureusement à 23h la foule était déjà agglutinée devant les portes fermées attendant 24h qu'elles s'ouvrent. J'ai attendu l'heure H. Puis soudain, les portes se sont ouvertes, des gens sont rentrés, la foule a applaudi et puis pouf, plus rien !
Des non-japonais ont tenté des poussées vocales, ont fait sauté des bouchons de champagnes mais les autres demeuraient calmes. Pas d'embrassades, d'accolades, ou autres contact humains...
Ma foi, c'est la culture qui veut ça, mais c'est une fois de plus un peu surprenant...

Je n'ai pas pu rentrer dans le temple le 1er janvier la foule étant réellement trop dense. Tant pis, et puis pas besoin de jeter trois pièces pour taper dans les mains et faire un voeux.

Pendant les premiers jours de la nouvelle année les japonais sont réunis en famille et mangent des bentō deluxe (osechi-ryōri), achetés hors de prix dans le supermarché du coin, ou préparés à l'avance pendant des heures et heures par la matriarche. Il semblerait que la préparation demande du temps et des ingrédients spéciaux ayant chacun un sens caché : des haricots symbolisant l'argent, des oeufs de poissons symbolisant la fertilité, etc.
J'ai eu la chance de pouvoir en manger et gratuitement, j'en suis content.

Encore une anecdocte concernant le réveillon. Pendant cette période on peut voir fleurir des stands à bonbons, snacks japonais, boissons, etc dans l'enceinte des temples. J'ai appris récemment que ces stands, qui sont les mêmes que ceux installés dans les festivals au Japon, sont en réalité tenus par les Yakuza (mafia japonaise). Ces derniers payent au temple l'emplacement puis l'argent tiré des bénéfices leur revient. Aucun des japonais à qui j'ai parlé de ce fait ne m'a démenti. Les yakuza sont donc bel et bien présents au Japon, et surtout partout présents ! Car ces stands se retrouvent dans n'importe festival nippon.
Bref, pas grand rapport avec l'ensemble de l'article ci-présent mais je trouvais amusant de le relever.

Sur ce, tous mes voeux pour 2009 !

Dans le calendrier japonais nous sommes actuellement dans l'année de la vache. Grasse ou maigre je n'en ai pas été informé mais espérons qu'après avoir achevé les mois sombres économiquement de 2008 de beaux jours reviendront bientôt en 2009.

23h la place est déjà bien cernée.   Zoom sur l'enceinte assiégée par la foule.   Il ne se passe rien...   Les portes ont été ouvertes, des gens sont rentrés, les forces de l'ordre sécurisent l'entrée.   Les gens rentrent ! Incroyable !   Claquements de mains,


Découverte du Kansai en famille - partie 1

Bon bon bon... Je vois que vous manquez malheureusement cruellement d'imagination... Je vais donc devoir me fouler les phalanges et raconter moi-même la semaine que j'ai pu passer avec mes parents. J'espère que vous vous en mordrez les doigts de ne pas avoir profité de la seule et unique chance de vous faire connaître sur le wouaib ! Ouais, rien que ça !


Tout d'abord, afin de ne pas vous perdre avec des noms de lieux qui vous seront probablement tous autant méconnus que David LeMekonos, je vous laisse vous référez à la carte ci-dessous.


Agrandir le plan

07.11.2008 : Retrouvailles a Hikone

Tout a donc commencé par une belle soirée de novembre. Quittant l'entreprise à l'heure H, je suis monté dans différents trains locaux jusqu'à rejoindre la très célèbre ville d'Hikone. Ville tant et si bien célèbre que tous les japonais auxquels j'ai mentionné ma destination m'ont demandé : "Mais qu'est-ce-que tu vas faire -bas ?!?".

Ayant bien calculé mon trajet et sans rater les correspondances, serrées-serrées, je suis arrivé à tant pour mettre les pieds sous la table du ryokan ou m'attendaient mes parents. J'ai juste eu le temps de dire "tcho les remps" avant d'engloutir mes trois bolées de riz et de me coucher sans autre.

...

Non bon, en réalité je suis arrivé pile-poil avant que le repas ne soit servi. Mon père m'attendait portant fièrement un yukata puis j'ai retrouvé ma mère (qui ne portait pas le superbe yukata rose fuchsia réservé aux les femmes, ouhhhh !). Ensuite nous avons tous les trois savourés un délicieux repas en même temps que ces heureuses retrouvailles.

Mais à propos, je parle de ryokan mais vous ne connaissez peut-être pas le sens. Eh bien c'est un
peu comme
un minshuku, sauf que c'est complètement différent ! Mis à
part 
évidemment quelques constantes : k, pi, rhô et aussi : les tatamis, un bain commun, des
hôtes japonais (incroyable n'est ce pas ! Ils sont partout ces japonais, même à Hikone !).
Le ryokan est une maison d'
hôtes (je me répète) japonaise dans laquelle les repas du matin et du
soir sont servis (moyennant finances, rien n'est gratuit, c'est pas chez mémé). Ce qui est
intéressant est que ces repas sont servis dans la chambre, il n'y a donc pas d'autres clients dans
la
même pièce, l'ambiance est donc très intimiste et reposante. En fait, dans un ryokan on se sent
comme dans les pantoufles de l'Empereur, les gens autour sont gentils (enfin le font
paraître) et
s'occupent de notre bien-être, le temps semble avoir
été suspendu.
S
éjourner dans un ryokan est donc une très bonne expérience en venant au Japon. En passant
je remercie de nouveau mes parents d'avoir pu m'en faire profiter.

Ainsi, dans une atmosphère de réunification - des rouges (j'avoue, c'est subtil) - décontractée nous avons passé une très agréable soirée. Le repas servi ce vendredi là était excellent, les plats s'enchainaient et se surpassaient chacun en saveur et en aspect. Je ne me souviens plus du nombre exact de plats, environ une dizaine, cela doit laisser rêveur les mangeurs de yaourt-cacahuètes-paprika et d'autres spécialités originales.

Le ventre plein, nous avons pu nous glisser dans notre futon installé alors que nous avions le dos tourné.

08.11.2008 : De Hikone à Osaka

Après une bonne nuit de sommeil pour ma part, moins pour mes parents qui luttaient alors encore avec le décalage horaire - ce qui se comprend -, nous avons remis le couvert, ou plutôt, le couvert a été remis pour nous et notre premier repas de la journée.

Au Japon, le croissant et la baguette fraîche ne sont, comme vous pouvez vous en douter, pas fréquent à cette heure, ni à d'autres d'ailleurs. Ainsi, haut les coeurs car un repas typiquement japonais nous attendait ! Au menu : omelette, minuscules crevettes sucrées (à manger en entier, comme les éperlans), soupe aux algues, algues et ... ris ! AH Ah ah non, riz bien sûr.

Pour certains, c'était plus des haut-le-coeur qu'un véritable plaisir mais pour ceux qui mangent un bol de riz insipide chaque matin, c'était un sacré événement que de goûter d'autres saveurs inimaginées (surtout le coup des crevettes qui se mangent comme des cacahuètes).

Plus l'heure matinale avançait et plus les "attractions" de la ville commençait à ouvrir leurs portes, c'est pourquoi nous avons petit à petit constaté qu'un nombre croissant de gens se promenaient dans le jardin entourant notre chambre. Tous nous regardaient comme on regarde des animaux dans une cage. Alors, en acte de rébellion, tel Elephant Man criant "I am not an animal ! I am a human being !", j'ai sorti mon appareil photo et je les ai eux aussi immortalisés ! Tel est pris - en photo - qui croyait prendre !

D'ailleurs nous n'étions pas vraiment au courant, mais je pense aujourd'hui que l'heure du check out (l'heure ou la chambre devait être libérée pour les anti-anglicismes) se situait aux alentours des 10h, peut-être afin d'éviter cela l'exhibition.
Le couple tenant le ryokan essayaient donc poliment mais non moins avec insistance de nous le faire comprendre. Tant et si bien que nous avons fini par nous aventurer dehors malgr
é la pluie de ce samedi.

Après une courte promenade dans le jardin environnant, nous avons visité le château de la ville, un musée avec des trucs qui servaient à faire des choses à une certaine époque au Japon ou quelque part d'autre... Hum...  Pour donner plus de détails je me souviens qu'il y avait entre autres : des masques de Noh ainsi que des costumes, des armes blanches, des poteries (?), etc.

La ville étant relativement petite, nous en avons fait le tour en une matinée permettant ainsi de rejoindre la prochaine étape de ce périple : Osaka.

Il n'y a pas grand chose à raconter, si ce n'est que j'ai pu montrer à mes parents que je savais me débrouiller dans la ville, ce dont ils doutaient peut-être (bien qu'au Japon depuis 8 mois). Je les ai emmené à Namba, principal centre d'animation d'Osaka, malheureusement un peu tard pour faire un réel bain de foule, mais je pense qu'ils ne m'en ont pas voulu ;-)

Ryokan avec le château d'Hikone en arrière-plan.   Temps pluvieux, temps heureux, en voici la preuve.     Le château d'Hikone, pas si impressionnant mais les escaliers sont les plus raides que j'ai escaladé jusqu'à présent.

09.11.2008 : De Osaka à Kōya-san

Le dimanche, nous avons utilisé la matinée pour voir un musée de céramique asiatique. Puis, nous sommes partis en direction du mont Koya (Kōya-san).

Je vous vois déjà sautant d'un pied sur l'autre, impatient que vous êtes de savoir quel est ce nouveau lieu au nom rappelant celui de Chantal.

Malheureusement pour vous, il va falloir attendre car c'est l'entracte !


Annonce aux lecteurs

Je n'ai pas encore eu le temps de rédiger l'article sur la semaine de vacances. Par contre j'ai réussi à finir le tri de mes photos ! Je vous laisse déjà les regarder dans l'album.

Tiens, j'ai une idée, vous regardez les photos et de là vous essayez d'imaginer par vous-mêmes quel a été le programme !
C'est une bonne idée n'est ce pas ? En plus ça m'économisera un autre samedi !


Le franponais

27.11.2008 : L'art des lettres étrangères au Japon

Je viens de découvrir un site vraiment marrant, je vous mets le lien ici pour que vous en jugiez par vous-mêmes.

J'avais bien évidemment remarqué depuis mon arrivée au Japon que le français est une langue souvent utilisée pour donner des noms aux magasins, restaurants, hôtels, etc. Cependant, les japonais ne connaissant que très rarement le français, les mots formés sont souvent très très comiques !
J'ai moi-même fait quelques photos sur ce sujet, je les mettrai sur le blog
à l'occasion, mais en attendant je crois que vous pouvez déjà regarder celles du site mis en lien car il y en a assez pour que vous teniez jusque là !

Non non, je n'essaye pas de gagner du temps sur la rédaction de ma semaine de vacances.
Il est vrai que cel
a prend du temps et je ne l'ai pas eu le week-end dernier. Mais ça viendra, ne vous inquiétez pas !


Le mystère de la chambre jaune

01.11.2008 : Surprenante découverte après 4 mois

Avant de me lancer dans le récit de mon excellente semaine de vacances avec mes parents je fais une petite parenthèse à propos de mon surperbe dortoir nouvelle génération.

Un beau samedi de ce mois de novembre, un jour où, au lieu de parcourir la campagne nippone, je réccupérais des efforts accomplis durant une semaine de travail acharné (...), j'ai fait une découverte pour la moins surprenante.

Après un réveil spontané dès l'aube, aux alentours des douze coups de midi, je suis sorti de mon lit. Après une mise en route de la machine Pendleton je me suis décidé à sortir de ma chambre vers les 14h pour faire chauffer mon repas du matin et profiter de la rosée de matinale.
Je me suis donc dirigé vers la sympathique cuisine dans laquelle, comme chaque samedi, l'ambiance est surchauffée. Impossible de mettre un pied devant l'autre sans qu'un joyeux drille vous interpelle et se mette a blaguer avec vous.
A la fin de cette longue traversée j'arrive enfin devant le micro-onde laissé à disposition (ils sont sympa chez JTEKT) et je tourne le minuteur jusqu'à 1 minute.

C'est alors que m'est venue une étrange idée. Je me suis éloigné de deux pas du micro-onde pour regarder le réfrigérateur lui aussi laissé à disposition pour ceux qui n'en ont pas (personnellement en tant que stagiaire je suis gâté, j'ai la TV et le frigo, mais ce n'est pas le cas des autres). Poussée par un élan de curiosité voilà que ma tête se tourne vers la gauche jusqu'à ce que mes yeux s'arrêtent sur une inscription sur laquelle mon regard ne s'était pas encore posé avec intérêt.
Ne sachant alors d
écrypter que deux kanji (caractères chinois (parce que rappellons qu'une partie de l'écriture japonaise vient de la Chine voisine)), j'ai compris que dans cette salle (室) devait se trouver un endroit amusant (楽). Cepedant, sachant que le kanji 楽 est aussi utilisé dans le mot 安楽死 qui signifie euthanasie j'avais des raisons de craindre le pire !

Par suite, tel Indiana Jones, j'ai surmonté mes appréhensions et j'ai ouvert cette porte mystérieuse m'apprêtant à decouvrir une arche perdue dans ce temple maudit signant ainsi la dernière croisade de mon corps et de mon crâne, de crystal.

La porte à demie-ouverte, ou a demie-fermée, j'ai pu constater que la pièce était vide. Jusque là, rien de surprenant... puisque tout le monde faisait la fête dans la cuisine n'est ce pas.

Après m'être assuré qu'il n'y avait pas de pièges qui s'activeraient en franchisant le pas de la porte, j'en ai vite fait le tour me permettant ainsi de constater que c'était bel et bien une salle de jeu. Tout comme le billard dont j'avais auparavant fait mention cet endroit aussi semble quelque peu délaissé.

Je me suis mis à rêver de cet âge d'or durant lequel les occupants du dortoir profitaient de ses endroits sociaux. Ainsi, afin de laisser une trace de vie en ce lieu, j'ai gravé avec soin mon nom, prénom sur les murs puis j'ai ajouté la date au cas où, dans vingt ans, une autre âme egarée viendrait à entrer en ce lieu.

娯楽室 - gorakushitsu - Littéralement :    Apparemment cet endroit n'était pas secret seulement pour moi, la preuve : il n'y a personne !   Les jeux sont faits !  Mais l'ambiance n'est pas fête.